Le directeur des ressources en eau, Laïd Aïssaoui, a annoncé une mesure exceptionnelle. face au risque de saturation du barrage de Bekhada (97% de sa capacité), une vaste opération d'évacuation d'eau a été déclenchée.
Cette situation contraste fortement avec les récentes inquiétudes liées à la sécheresse. Si Bougara affiche une retenue pleine (100%), le barrage de Dahmouni, crucial pour l'irrigation, accuse un retard notable (62%). Cette disparité illustre la complexité croissante de la gestion hydrique. Les précipitations, bien que salvatrices contre la sécheresse passée, se caractérisent désormais par leur violence et leur difficulté à être maîtrisées. L'ouverture des vannes réveille le souvenir des lâchers massifs de 2006 où 14 millions de mètres cubes avaient été déviés vers Relizane. Si la situation actuelle est sous contrôle, le volume libéré dans l'oued Mina exige une vigilance de tous les instants. Cette manœuvre technique représente une menace directe pour la vallée de la Mina. Le chef de daïra de Mechraâ Sfa a multiplié les mises en garde. Pour les agriculteurs locaux, cette abondance soudaine pourrait virer au désastre économique : cultures riveraines, bétail et installations de pompage sont directement exposés à la montée rapide du cours d'eau. Dans un communiqué, les autorités appellent avec insistance riverains et exploitants à s'éloigner immédiatement du lit de l'oued. Elles rappellent qu'une crue, même orchestrée, conserve son imprévisibilité et son pouvoir destructeur en quelques minutes. Les services hydrauliques assurent un suivi horaire, ajustant en permanence les débits pour protéger les ouvrages tout en minimisant l'impact en aval.
S. M. N.
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Développement local : des financements pour l’urbanisme et l’agriculture
Selon un communiqué de la wilaya de Tiaret, 33,34 milliards de dinars algériens seront injectés dans 331 projets structurants en 2026. L'enveloppe budgétaire privilégie deux dispositifs centraux, l'ADSEC (Aide de développement sociale et économique des communes) et la CSGCL (Caisse de solidarité et de garantie des collectivités locales) qui concentrent à eux seuls 221 opérations. Parmi les autres dotations significatives,figurent l’irrigation avec cinq opérations, pour un montant de 3.070.000.000 DA. Ce financement doit renforcer les capacités d’irrigation et sécuriser les ressources en eau pour l’agriculture locale. Pour l’urbanisme, il y a deux opérations pour une accréditation financière de 3.040.000.000 DA. Ce poste favorise les projets d’infrastructure urbaine et l’amélioration du cadre de vie. Les équipements publics ont bénéficié de huit opérations, pour 1.985.000.000 DA, destinées à moderniser les services et les installations collectives, 751.445.000 DA, afin de consolider l’offre scolaire et améliorer les conditions d’enseignement. pour l'éducation nationale, un budget de 1,75 milliard DA est consacré pour la réalisation de 58 établissements scolaires. L’effort financier combine des interventions sectorielles spécialisées (irrigation, urbanisme, éducation) et des actions de terrain pilotées par l’ADSEC et la CSGCL. Cette double approche permet de répondre à des besoins immédiats (infrastructures, équipements, services) tout en soutenant une dynamique de développement territorial plus équilibrée. La répartition des crédits témoigne d’une volonté de concilier investissements structurants et soutien direct aux communes. En consolidant ces 331 opérations, la wilaya de Tiaret mise sur une stratégie pragmatique fondée sur l’efficacité locale et la diversité sectorielle pour transformer l’enveloppe budgétaire en résultats concrets. Reste à garantir une mise en œuvre rigoureuse et un suivi rapproché afin que ces moyens se traduisent, dans les mois à venir, par des améliorations tangibles pour les habitants et les territoires.
S. M. N.