Un vibrant hommage a été rendu au chef de la résistance urbaine, le chahid Boumlik Abdelkader, à l’occasion du 60e anniversaire de son exécution.
Anciens moudjahidine et représentants de la société civile se sont rendus au cimetière des martyrs pour déposer une gerbe de fleurs à la mémoire des artisans de la révolution pour la libération du pays du joug colonial et la consécration de la souveraineté. Des combattants pour une Algérie libre et indépendante, une et indivisible. Des moments forts en émotion ont été vécus pour se rappeler des sacrifices du groupe de ce responsable de l’organisation urbaine. L’opportunité fut offerte pour faire une rétrospective sur cette lutte de libération et la bravoure de cette génération animée d’une foi inébranlable et préoccupée par l’indépendance et l’union de la nation. Et les actions entreprises par cette organisation urbaine ont été revisitées pour relever le sens de la responsabilité et l’engagement de ces jeunes combattants.
Comment d’ailleurs ne pas méditer sur l’itinéraire de ce chahid. Le chahid Boumlik, après un temps consacré à une activité syndicale, puisqu’il était un ouvrier dans une briqueterie, s’est rapproché des nationalistes, à l’image des regrettés Abdeladjid et Bouda, pour apprendre la confection des bombes artisanales et créer en 1955 le premier noyau de l’organisation urbaine. Un noyau composé de jeunes issus des quartiers populaires pour s’engager dans des actes de sabotage et cibler les légionnaires malgré tout le dispositif sécuritaire mis en place et le contrôle de tout un mouvement de circulation de la population.
Le chahid était arrêté un certain mois de mai de l’année 1956 pour être incarcéré et jugé par le premier tribunal militaire d’Oran. Il est condamné à mort et fut exécuté le mois de décembre de la même année. Un faubourg et un musée portent aujourd’hui son nom pour perpétuer son idéal.
A. B.