Restauration des anciens châteaux à Sidi Bel-Abbès : les repères de la cité réhabilités

Longue certainement a été l’attente de la société civile à travers notamment l’association locale de la préservation du patrimoine qui n’a eu cesse de lancer des appels pour la réhabilitation de ces châteaux autrefois singularisant une architecture urbaine et aujourd’hui en état de délabrement et de dégradation.

Quelques-uns d’ailleurs menaçaient ruine devant détruits et disparaître du paysage à la grande désolation de la population restée nostalgique et accrochée à cette richesse d’art de ces ouvrages. A la grande joie de ces défenseurs de l’authenticité et de l’originalité, deux grandes opération de restauration ont été engagées pour la réhabilitation de deux sites évocateurs au moins d’une histoire ou du moins d’un passé même peu glorieux . Des enveloppes conséquentes de la commune ont été mobilisées pour les besoins de ces opérations d’utilité publiques. Plus de sept milliards de centimes ont été alloués au château Bastide qui a connu des fortunes diverses pour être abandonné et livré à un sort regrettable. Les travaux de réfection ont été entamés déjà pour donner de l’âme à cette bâtisse qui a servi de lieu d’hébergement à Napoléon 3 en visite dans la ville. En sillonnant d’ailleurs les artères de la ville, il ne s’est point empêché de s’exclamer par cette phrase devenue célèbre avec le temps, «Mais c’est un petit Paris» en faisant allusion aux grands boulevards, aux immenses espaces verts jalousement préservés et la beauté d’une configuration architecturale. Un pas a été franchi pour redorer le blason de cette ville et réhabiliter ses repères pour la rendre davantage attractive et versée dans la modernité à la suite de l’introduction du tramway. Beaucoup évidemment reste à faire et à parfaire pour valoriser au mieux les potentialités de cette agglomération qui jouit d’une position géographique si privilégiée car elle reste cette plaque tournante de l’Ouest du pays. L’autre action a concerné le château de l’APC longtemps occupée par une association et peu entretenu pour connaître au fils du temps une certaine dégradation. Enfin un troisième a trait à la restauration de l’ex-siège de la daïra situé au cœur de la ville pour retaper son armature et lui donneur de l’éclat. L’initiative est louable assurément mais qui mérite d’être généralisée pour toucher un certain nombre d’habitations abandonnées par la force des choses et du temps. C’est là une revendication d’une population jalouse de la préservation de son patrimoine après avoir subi et vécu dans la douleur une extension urbanistique peu commode en l’absence d’une vision et des études fumistes dans la construction des équipements collectifs… Sur les réseaux sociaux, des propositions sont continuellement présentées dans le souci de mettre perpétuellement en évidence les atouts de cette cité à la modernité si établie de par sa configuration et la beauté de son paysage. Elus locaux et responsables de l’urbanisme sont impérativement sommés de s’inscrire dans cette option pour favoriser une notion de qualité dans la construction des ouvrages , de développer une notion de modernisme et de se conformer à ses spécificités… A. B.

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