Face à la dégradation avancée des routes au sein du tissu urbain de la commune de Mostaganem et aux multiples plaintes des citoyens, notamment sur les réseaux sociaux, les autorités locales décident de passer à l’action.
En effet, un plan d’intervention a été arrêté à l’issue d’une réunion de coordination présidée par le wali Ahmed Boudouh, consacrée à l’évaluation de la situation et la définition de mesures urgentes. Cette rencontre, tenue en présence des responsables locaux et des directeurs exécutifs concernés, a permis de mettre en lumière l’ampleur des désordres affectant plusieurs quartiers de la ville. En cause notamment les travaux liés à la modernisation des réseaux vitaux, eau potable, gaz, électricité souterraine et fibre optique, qui ont considérablement impacté l’état de la voirie. Visiblement préoccupé par la situation, le chef de l’exécutif a insisté sur la nécessité d’une prise en charge rapide et coordonnée des dégradations constatées, appelant les différents gestionnaires de réseaux à accélérer les chantiers en cours, avec pour objectif leur achèvement avant la saison estivale. Dans cette optique, il a été décidé de mettre en place une cellule de suivi au niveau de la wilaya, chargée d’établir un recensement total des routes endommagées et élaborer un calendrier précis des travaux, assorti d’un suivi de terrain régulier. Par ailleurs, afin de mieux maîtriser l’organisation des chantiers, les autorités ont opté pour la suspension temporaire de la délivrance des autorisations de creusement de chaussées durant cette période. Sur le plan financier, une enveloppe de 60 milliards de centimes a été mobilisée pour la réhabilitation du réseau routier urbain. Les travaux seront répartis en deux phases couvrant les parties est et ouest de la ville, sous la supervision conjointe des services des travaux publics, de l’urbanisme et de la commune. En parallèle, une opération d’envergure a été lancée en coordination avec l’Algérienne des Eaux (ADE) pour améliorer l’alimentation en eau potable et traiter les fuites recensées, pour une enveloppe de 5 milliards de centimes. Ahmed Boudouh a, en outre, rappelé l’importance du respect des normes techniques lors des travaux de réfection, notamment en ce qui concerne les avaloirs et les équipements associés. Il a également été exigé des entreprises intervenantes de finaliser les travaux de réseaux avant toute opération de revêtement. Et pour limiter les perturbations de la circulation, la possibilité de programmer les travaux de nuit a été évoquée, avec obligation de signalisation adéquate et respect des mesures de sécurité.
Y. H.