Le secteur de la santé connaît actuellement un développement notable dans la wilaya de Mostaganem, et ce, à travers plusieurs infrastructures sanitaires en cours de réalisation et de réhabilitation, visant à améliorer l’accès aux soins et les conditions de prise en charge des patients.
Dans la commune de Mazagran, le projet de réalisation d’une polyclinique à Bas-Mazagran affiche un taux d’avancement avoisinant les 70%. Dotée d’une enveloppe financière de 26 milliards de centimes, cette structure avait connu un arrêt en raison de défaillances du bureau d’études, avant la reprise des travaux. Sa mise en service est annoncée pour le 5 juillet prochain, sous réserve de l’achèvement des travaux dans les délais. Le projet inclut également des aménagements complémentaires, notamment l’installation d’un système de climatisation centralisé et la réalisation d’un mur de soutènement pour sécuriser l’assiette.
A Aïn Nouissy, le chantier de l’hôpital de 60 lits, lancé il y a six mois, reste encore à un stade initial avec un taux d’avancement faible estimé à 15%. Ce projet, financé à hauteur de 200 milliards de centimes pour un délai de réalisation de 16 mois, accuse donc un retard notable. Des mesures ont été engagées pour relancer le chantier, notamment le renforcement des moyens humains et matériels et la réorganisation du travail afin de rattraper le décalage enregistré. Du côté de Sirat, les travaux de réhabilitation de la polyclinique ont atteint un taux estimé à 67%.
Une enveloppe de 2,4 milliards de centimes a été mobilisée pour ce projet dont la durée de réalisation est fixée à 85 jours. Une aide financière complémentaire de 500 millions de centimes a également été allouée pour finaliser les travaux et améliorer l’équipement de la structure, dont la mise en service est prévue pour le 1er mai. En attendant la fin des travaux, les services ont été temporairement transférés vers la bibliothèque communale afin d’assurer la continuité des soins dans de meilleures conditions.
Quant à Oued El Kheir, les travaux de réaménagement de la polyclinique se poursuivent également. Ce projet, doté d’un budget de 1,9 milliard de centimes, concerne, notamment l’amélioration des conditions d’accueil et de prise en charge des patients. La structure dispose d’un service de maternité qui enregistre entre 15 et 25 accouchements par mois, en plus des différentes consultations médicales assurées. Une enveloppe supplémentaire de 200 millions de centimes a été accordée pour achever les travaux, en attendant le raccordement au gaz naturel, tandis qu’une solution provisoire de chauffage au mazout est envisagée.
Y. H.