Plusieurs spécialistes ont pris part, jeudi dernier, à la première Journée internationale de l’Est algérien de chirurgie plastique et brûlologie placée sous le thème «Innovation et pratiques». Cette rencontre, organisée à la faculté de médecine de l’université Constantine 3, était riche en débats et communications sur les stratégies chirurgicales, la chirurgie réparatrice et l'intérêt de la sensibilisation et la prévention contre les brûlures dues à différents accidents.
Cette rencontre scientifique a permis également de mettre en lumière les dernières avancées thérapeutiques ainsi que les protocoles modernes de prise en charge des patients brûlés en Algérie. Les intervenants ont notamment abordé les différentes approches thérapeutiques, en insistant sur l’évolution de la prise en charge à travers ses différentes phases : la phase aiguë, la phase séquellaire et la phase esthétique.
Meriem Bahloul, chirurgienne plasticienne et ancienne présidente de l’Association nationale de sensibilisation et de prévention des brûlures, a souligné que la prévention des accidents à l’origine de brûlures graves demeure le moyen le plus efficace pour éviter ces pathologies, dont la prise en charge est particulièrement lourde. Elle a précisé que, dans la plupart des pays, le traitement des brûlures, qu’il s’agisse de la phase aiguë, des soins à long terme ou encore de la reconstruction esthétique, engendre des coûts très élevés et reste difficilement accessible pour de nombreux patients.
Dans ce contexte, elle a insisté sur l’importance de renforcer les actions de prévention afin de réduire significativement les accidents responsables des brûlures. Elle a souligné aussi l’importance de mettre en place, en Algérie, une stratégie de sensibilisation à la fois préventive et post-accident, visant à limiter les risques de brûlures graves et à alléger la prise en charge des cas les plus sévères.
Concernant la promotion de la chirurgie plastique en Algérie, le professeur Hazmoun, médecin-chef du service des brûlés et de chirurgie plastique au CHU de Constantine, a souligné que cette discipline demeure relativement récente, tant à l’échelle mondiale qu’au niveau national.
Elle a précisé que la prise en charge des grands brûlés ainsi que la chirurgie réparatrice restent encore peu connues du grand public. À ce titre, elle a expliqué l'intérêt de l’organisation de cette journée visant à mieux faire connaître cette spécialité, tout en mettant en lumière les avancées thérapeutiques et les nouvelles approches en matière de traitement des brûlures graves.
CH. D.