Assurément, un effort si singulier a été consenti par l’État, pour assurer un approvisionnement régulier` du marché, répondre aux besoins des ménages et préserver un pouvoir d’achat du consommateur.
Des moyens d’une rare consistance ont été déployés en la circonstance pour ériger des structures en espaces de commerce, de distribution et de vente pour donner de la teneur à cette notion de proximité. Et on peut évidemment épiloguer longtemps sur les éventuelles défaillances ou insuffisances observées dans les circuits de commercialisation, mais on ne doit remettre en cause cette volonté politique affichée pour venir en soutien au citoyen et en aide à une couche moins favorisée.
La wilaya de Sidi-Bel-Abbès, à l’instar du reste du pays, en est l’illustration de ce désir ardent d’un Etat au service exclusivement du citoyen pour répondre à ses attentes et ses préoccupations. Mobilisation de toutes les ressources humaines et matérielles de la région, ouverture de marchés de proximité et multiplication des points de vente, disponibilité des produits de base ou de large consommation, le dispositif mis en place est bien huilé avec encore des mécanismes de contrôle des pratiques commerciales et de la qualité pour la préservation de la santé du consommateur. Il suffit peut-être pour le commerçant de faire valoir une notion d’éthique et de respecter les règles pour la perfection de l’œuvre.
De la dimension sociale ainsi à toute une gouvernance et une gestion de la chose publique en général est perçue dans la démarche et la conduite à tenir dans toutes les agglomérations du pays pour que les gestionnaires et les élus se souscrivent et se plient à la conformité de l’esprit de cette projection. L’abondance de biens ne nuit pas comme dit l’adage, pour ainsi se permettre d’annoncer le total succès de cette opération d’approvisionnement et de ravitaillement durant le mois de ramadhan. Point de pénurie pour cet exercice accompli dans les règles de l’art. Une cellule veille minutieusement à l'application du programme élaboré en la circonstance…
A. B.
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Marchés : remarquable abondance des produits
Durant ce mois sacré du Ramadhan, une abondance de produits est perçue par le commun des consommateurs même si elle s’inscrit relativement en porte-à-faux avec l’esprit d’une notion économique universelle, celle de l’offre et de la demande pour à propos constituer une exception. On pense systématiquement aux prix pratiqués, abordables certes, mais nettement inappropriés au vu de la forte production enregistrée cette année. La pomme de terre à 80 DA le kg, la tomate à 120 et le poivron à 250 DA, le décalage est difficile à expliquer même si certains justifient un tel phénomène par l’existence d’intermédiaires et le peu d’efficacité d’un réseau de distribution.
Bref, les marchés sont bien achalandés pour offrir une large gamme de variétés aux ménagères, maintenir une cadence et assurer un approvisionnement régulier de ces espaces commerciaux renforcés à l’occasion. Pas moins d’une vingtaine de marchés de proximité ont été ouverts au public et admirablement ravitaillés pour faciliter la tâche des ménagères et leur offrir des conditions des courses à faire. En effet, il faut dire qu’un effort si singulier a été consenti par l’Etat à travers ses organismes de commercialisation et de distribution pour inonder un marché en produits de première nécessité et accompagner un monde agricole, c’est-à-dire les agriculteurs et les producteurs en cette phase souvent marquée par la manifestation de besoins supplémentaires.
Aucune pénurie d’un quelconque produit n’est signalée. Et une telle situation est fortement appréciée par le citoyen du coin qui relève, entre autres, cet engagement au niveau local de la société Agrodiv ou de l’Orolait dans le processus d’approvisionnement et de régulation d’un marché. Aucune insuffisance n’est à observer durant du moins ces premiers jours grâce à cette abondance et également à la mobilisation de brigades d’intervention constituées par les services des prix de concert avec les instances de sécurité pour le contrôle d’une pratique dans son volet d’hygiène surtout. Préserver la santé du consommateur et protéger son pouvoir d’achat semblent être les motivations.
A. B.
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Contrôle des prix et de la qualité : 62 brigades d’intervention à l’œuvre
Soixante-deux brigades d’intervention ont été créés pour mener des opérations de contrôle de la qualité et des prix. Elles sont appelées à sillonner tout le territoire de la wilaya pour accomplir de telles missions à même de préserver un pouvoir d’achat et de protéger la santé du consommateur. Des instructions fermes leur ont été notifiées pour mener dans la rigueur et l’efficacité ces opérations jugées d’utilité publique et nécessaires aux yeux du paisible citoyen soulagé, en fait, par de telles dispositions de lutte contre les pratiques illicites.
Le dispositif aussi rigoureux soit-il mis en place ne peut, cependant, occulter cette campagne de sensibilisation menée parallèlement pour impliquer au mieux les commerçants et interpeler également le citoyen quant à cette nécessité de lutter également contre toutes les formes de gaspillage. Pour les besoins de la cause, toute une mobilisation des représentants de la société civile et des hommes de culte est observée régulièrement pour inciter les ménagères à plus de rationalité dans les achats et de retenue dans la gestion quotidienne de leurs foyers…Un véritable travail de proximité est opéré pour en faire de cette campagne une priorité absolue dans l’action quotidienne.
A. B.
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Solidarité : 41 359 bénéficiaires de la prime de soutien
Fonds de l’Etat, de la Zakat et autres âmes charitables, un élan de solidarité sans précédent est signalé pour se conformer aux traditions et aux valeurs de la nation. Aide aux nécessiteux semble être la motivation principale de ces bénévoles qui œuvrent sans relâche à recenser les couches les moins favorisées et leur venir en aide et au secours. D’autres, plus volontaires, ont quadrillé carrément la cité pour inviter les passagers et autres transitaires à prendre le repas du Ftour au niveau des restaurants de la Rahma, renforcés cette année. Et quelques associations de bienfaisance méritent respect et considération pour le travail de proximité réalisé par leurs adhérents. Même quelques stations de service ne sont pas restées en dehors du circuit qui, de concert avec les anciens scouts, assurent quotidiennement des repas aux voyageurs.
A. B.
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Animation : promenade et fraîcheur du soir, inévitables
Récit du coran, organisation de concours et de conférences dans tous les lieux de culte et les mosquées, de la musique andalouse dans les espaces de culture et autres manifestations constituent, en fait, le programme d’animation de ce mois sacré de Ramadhan. Ceci sans compter ces esplanades et le lac Sidi Mohamed Benali aménagés davantage pour accueillir la grande foule et permettre détente et divertissement. Des sites, d’ailleurs, qui sont envahis régulièrement par les familles, notamment après un éclaircissement ces derniers jours du ciel favorisant une fraîcheur le soir.
A. B.
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Association «Besma» : un travail de mémoire
A l’écoute des pulsations de la société pour justement s’imprégner de ses mouvements et gestes et surtout se souvenir d’une époque de la cité de la Mekerra pour susciter l’admiration. Des personnages de cette ville sont évoqués tout en retraçant leurs parcours et leur apport au développement local. Toutes les figures historiques, culturelles et sportives sont passées en revue chaque fois sur son site, comme pour inculquer à une génération montante l’esprit de dévouement et d’engagement d’hommes et de femmes de cette wilaya. Un véritable travail de mémoire est réalisé par «Besma» dont l’animateur principal, en l’occurrence M. Kadiri mohamed, un ancien directeur d’établissement, collaborateur de nombreux journaux et auteur de plusieurs ouvrages, ne ménage aucun effort pour mettre en évidence la vocation culturelle de cette région et le talent de ses artistes et poètes populaires surtout. Une grande action de réhabilitation des repères de cette ville est engagée par cette équipe de «Besma» qui n’hésite point à donner à la notion de convivialité sa résonance en rendant visite aux anciens vieux belabbesiens et aux malades. Respect et considération pour cette équipe.
A. B.
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Abbes Lacarne, comédien et artiste : prompt rétablissement à l’animateur d’El-Halka
Un vide sans doute sera constaté lors de l’animation culturelle de ce mois sacré à travers l’absence à l’affiche du comédien et artiste Abbes Lacarne. Il se fera sentir plus aux alentours du vieux quartier populaire El Graba, habitués en cette période à s’ériger en scène pour les spectacles d’el halka ou du théâtre interactif pour évoquer les coutumes et les traditions de la région et se conforter par la force de la parole des poètes des Beni Amer, en l’occurrence Mostefa Benbrahim. Il faut dire qu’après le décès de son compagnon de route et fidèle ami Mehadji Bensaid, même si la relève a été assurée par Sedjari Abbes, el halka a perdu un des éléments du décor pour arriver difficilement à se maintenir.
La fatigue encore de son maître à jouer Lacarne a mis un terme à un épisode pour naturellement lui souhaiter un prompt rétablissement et un retour sur la scène ou plus exactement un retour aux sources et aux racines de cette ville, considérée comme étant le berceau de la poésie populaire à travers également les interprètes de la forte expression Ben Harath, Ould Ezzine, Fizazi.
A. B.