La bande de Ghaza traverse une période particulièrement critique en cette fin décembre 2025, marquée par des restrictions persistantes sur l’entrée de l’aide humanitaire et les conséquences dévastatrices des récentes tempêtes hivernales, notamment la tempête Byron.
Selon une déclaration publiée le 17 décembre par l’Équipe humanitaire de pays (Humanitarian Country Team), regroupant des hauts responsables de l’ONU et plus de 200 organisations humanitaires locales et internationales, les opérations d’assistance risquent un effondrement imminent si les autorités sionistes ne lèvent pas immédiatement les barrières à l’accès humanitaire.
Au centre de ces préoccupations, figure un nouveau système d’enregistrement des ONG internationales, introduit au début de l’année 2025, qualifié de «vague, arbitraire et hautement politisé». Des dizaines d’organisations risquent d’être radiées d’ici la fin décembre, entraînant la fermeture forcée de leurs activités en quelques semaines. Ces ONG internationales, en collaboration avec les agences onusiennes et les partenaires palestiniens, fournissent annuellement environ un milliard de dollars d’aide. Elles gèrent ou soutiennent une grande partie des infrastructures vitales : hôpitaux de campagne, centres de santé, distribution d’eau potable, services d’assainissement, abris d’urgence et traitement de la malnutrition chez les enfants. En cas de départ forcé, un établissement de santé sur trois à Gaza fermerait presque immédiatement, privant des dizaines de milliers de patients de soins. Des millions de dollars de nourriture, médicaments, produits d’hygiène et matériel d’abri restent bloqués à l’extérieur de l’enclave. Parallèlement, les fortes pluies et le froid intense ont aggravé une situation déjà désastreuse.
Le porte-parole adjoint de l’ONU, Farhan Haq, a annoncé, le 18 décembre, que près de 55 000 familles palestiniennes ont été touchées par les récentes intempéries, avec des abris et biens endommagés ou détruits. Les tempêtes ont également inondé des dizaines d’espaces adaptés aux enfants, perturbant les activités de protection et affectant environ 30 000 enfants.
Des sources médicales rapportent au moins 13 décès liés à la tempête Byron et au froid extrême, incluant des cas d’hypothermie chez des nourrissons et des effondrements de structures affaiblies. La toute dernière victime, un bébé d’un mois, est décédée jeudi, à cause du froid intense qui sévit dans la ville de Khan Younes, au sud de la bande de Ghaza, a rapporté l’agence de presse palestinienne Wafa. Les agences onusiennes appellent à une levée immédiate des obstacles pour permettre des livraisons rapides et sans entrave, soulignant que l’accès humanitaire est une obligation légale internationale, non une option politique.
M. S.