Ils étaient des millions dans les rues samedi : les américains disent non à la guerre

Le mouvement de contestation contre la politique guerrière de Donald Trump a franchi un nouveau cap historique, avant-hier samedi, avec une mobilisation record de plusieurs millions de citoyens à travers l'ensemble des États-Unis. Selon les rapports de plusieurs agences internationales, le refus catégorique de la guerre menée contre l'Iran a constitué le principal cri de ralliement au niveau des principales villes américaines, un mois après le début d'un conflit dévastateur au Moyen-Orient.
De Minneapolis à Philadelphie, en passant par Boston, Atlanta et Washington, les rues ont été submergées par une marée de pancartes arborant des messages anti-guerre et des symboles de paix. Le collectif «No Kings» a revendiqué la présence de huit millions de protestataires répartis dans plus de 3.300 cortèges, marquant une progression fulgurante de la contestation depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Les manifestants ont particulièrement fustigé l'escalade militaire en Iran, dénonçant une menace existentielle pour la sécurité mondiale et les libertés constitutionnelles. Dans la capitale fédérale, à quelques rues de la Maison-Blanche, l'exaspération était palpable. Le message «Pas de rois, pas d'ICE, pas de guerre» est devenu le slogan phare de cette journée. Cette mobilisation exceptionnelle a été également relayée dans plusieurs capitales européennes, comme Madrid, Rome, Amsterdam et Athènes, selon les médias.
Cela étant, sur le terrain, la journée d’hier, qui a bouclé un mois de guerre depuis son déclenchement le 28 février dernier, a été marquée par l'ouverture de nouveaux fronts par les houthis et des frappes iraniennes contre des fleurons industriels au Bahreïn et aux Émirats. Parallèlement, selon des informations relayées par l’Associated Press, le Pentagone a déployé l’USS Tripoli, un navire d'assaut amphibie de classe America, à son bord, environ 3.500 marins et soldats du corps des Marines, capables d'intervenir en quelques heures, laissant présager des raids terrestres en Iran. Une information qui a fait réagir le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, qui a déclaré, hier, que les Etats-Unis planifiaient une offensive terrestre, tout en encourageant publiquement des efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre.
En effet, très loin au Nord, dans les salons feutrés d’Islamabad se tenait, hier, une réunion quadripartite cruciale visant à favoriser un rapprochement diplomatique entre Washington et Téhéran, afin de stopper l'escalade.
Commencée dans l'après-midi, la réunion des ministres des Affaires étrangères de Turquie, d’Egypte, d’Arabie Saoudite, sous l'égide du Pakistan, a duré plusieurs heures. Elle se poursuivra aujourd’hui lundi.

Synthèse agences /Y. Y.

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