Adoption d’une loi légalisant l'exécution des prisonniers palestiniens : l’apartheid sioniste dans toute son horreur

Le caractère inique de cette mesure réside non seulement dans son application ciblée, mais aussi dans l'interdiction de toute grâce ou commutation de peine, rendant la sentence irréversible sous 90 jours.

L'entité sioniste et son «parlement» viennent de franchir un pas funeste dans la violation systématique de toutes les conventions internationales, en adoptant une loi discriminatoire d'une rare violence, stipulant la peine de mort pour les prisonniers palestiniens. Cette loi consacre un véritable apartheid judiciaire puisqu’elle cible exclusivement les Palestiniens de Cisjordanie en faisant de la peine de mort la sentence normale devant les tribunaux militaires, tout en épargnant les citoyens juifs. Le caractère inique de cette mesure réside non seulement dans son application ciblée, mais aussi dans l'interdiction de toute grâce ou commutation de peine, rendant la sentence irréversible sous 90 jours.
Les réactions n'ont pas tardé à fuser, dénonçant avec une virulence cette escalade sans précédent. La Présidence palestinienne a immédiatement condamné ce qu'elle qualifie de «violation manifeste de la quatrième convention de Genève» et de «crime de guerre contre le peuple palestinien».

Dans un communiqué officiel, la Présidence palestinienne a affirmé que cette législation s'inscrit dans le cadre de «l'escalade des politiques et des mesures (sionistes) dans les territoires occupés», tout en assurant que ces mesures «ne briseront pas la volonté du peuple palestinien ni n'ébranleront sa détermination». Hussein Al-Sheikh, vice-président de l’État de Palestine, a pour sa part fustigé une «escalade dangereuse et un défi flagrant à la légitimité internationale». Cette colère est partagée par les organisations de défense des droits des prisonniers qui voient dans ce texte un «ciblage direct et exclusif des Palestiniens», rappelant que 9 500 d'entre eux croupissent actuellement dans les geôles de l'occupation.

Le président du Parlement arabe, Mohammed al-Yamahi, a rejoint ce concert de protestations en qualifiant la loi de «crime systématique» et de «véritable crime contre l’humanité», appelant les parlements du monde à geler l’adhésion de la Knesset aux forums internationaux.

De son côté, Ahmed Aboul Gheit, secrétaire général de la Ligue des États arabes, a dénoncé la domination d'un courant «radical et raciste» poussant la région vers l'explosion. L'OCI a également fustigé une loi qui «autorise le crime de meurtre», tandis que l'Égypte et la Jordanie ont alerté sur cette «approche discriminatoire systématique».
Cela étant, au-delà de la sphère régionale, l'indignation a gagné les instances multilatérales et européennes, qui voient dans cette décision un reniement total des valeurs humaines.

Le Conseil de l'Europe, par la voix de son secrétaire général, Alain Berset, a dénoncé un «grave recul», affirmant que «la peine de mort constitue un anachronisme juridique incompatible avec les standards contemporains». Une déclaration conjointe de la France, de l'Allemagne, de l'Italie et de la Grande-Bretagne a également exhorté (l’entité sioniste) à abandonner ce projet, qualifiant la peine capitale de punition «inhumaine et humiliante».

Face à cette dérive totalitaire, l’État de Palestine ne compte pas en rester aux simples condamnations verbales et a officiellement sollicité la tenue d'une session extraordinaire du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau des délégués permanents.

L'ambassadeur Muhannad Al-Aklouk, représentant permanent de la Palestine auprès de la Ligue, a insisté hier sur l'urgence de cette réunion pour «discuter de la confrontation avec les crimes et violations ( sionistes)», citant non seulement cette loi raciste mais aussi l'agression continue contre Al-Qods et les lieux saints. Cette demande d'action immédiate vise à mobiliser les pays arabes pour qu'ils assument leurs responsabilités face à l’histoire en ce moment précis où le peuple palestinien est persécuté.

En effet, aujourd’hui, la Palestine a besoin désormais de mesures concrètes et de sanctions pour freiner cette machine législative de mort, alors que la situation dans les territoires occupés atteint un point de non retour sous la pression d'une entité sioniste qui ne cache plus ses velléités de liquidation totale.

Y. Y.

Multimedia