Face à la détresse de nombreux jeunes Algériens vivant à l’étranger dans des conditions de grande précarité, le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a lancé, ce dimanche en Conseil des ministres, un appel fort à leur adresse, annonçant une mesure exceptionnelle de régularisation de leur situation, sous conditions, afin de leur permettre un retour digne au pays.
Cet appel a été lancé lors de la réunion du Conseil des ministres, tenue sous la présidence du Chef de l’État, au cours de laquelle plusieurs dossiers stratégiques ont été examinés, notamment la numérisation, l’agriculture et la sécurité alimentaire. Mais c’est surtout la question des jeunes Algériens partis à l’étranger de manière irrégulière qui a retenu l’attention.
Selon le communiqué du Conseil des ministres, nombre de ces jeunes ont été « sciemment induits en erreur » et instrumentalisés par des réseaux cherchant à nuire à l’image de l’Algérie. Loin de leur pays, séparés de leurs familles, ils vivent aujourd’hui dans la pauvreté, parfois exploités dans des emplois indignes ou exposés à des réseaux criminels.
Le Président Tebboune a souligné que la majorité de ces jeunes n’ont commis que des infractions mineures, souvent liées à la peur d’une convocation des forces de l’ordre, et ne méritent pas de payer un prix aussi lourd. Il a, à ce titre, dénoncé l’exploitation des chiffres de la migration clandestine à des fins de manipulation et de déstabilisation.
En réponse, le Conseil des ministres a décidé de régulariser la situation de ces Algériennes et Algériens, à condition qu’ils s’engagent à ne pas récidiver. La mise en œuvre de cette décision sera assurée par les représentations consulaires algériennes à l’étranger, chargées d’accompagner les intéressés jusqu’à leur retour au pays.
Cette mesure exclut toutefois les personnes impliquées dans des crimes graves, tels que les crimes de sang, le trafic de drogues ou d’armes, ainsi que toute collaboration avec des services de sécurité étrangers visant à porter atteinte à l’Algérie.
Par ailleurs, la réunion du Conseil des ministres a permis de faire le point sur l’avancement de la numérisation, saluée comme ayant atteint un niveau avancé, ainsi que sur la feuille de route agricole 2026, axée sur l’augmentation des rendements, la réduction des importations et le renforcement de la sécurité alimentaire nationale.
À travers cet appel et ces décisions, les autorités entendent conjuguer impératifs sociaux, souveraineté nationale et développement économique, tout en réaffirmant la volonté de l’État de ne pas abandonner ses enfants, où qu’ils se trouvent. "Sont exclus de cette mesure les auteurs de crimes de sang, de trafic de drogues, de trafic d’armes et toute personne ayant collaboré avec des services de sécurité étrangers dans le but de porter atteinte à l’Algérie. »
Par ailleurs, le Président de la République a salué les avancées significatives enregistrées par l’Algérie dans la numérisation des données et des systèmes à l’échelle de l’ensemble des secteurs. Il a insisté sur la nécessité d’une mise à jour quotidienne et rigoureuse de la base de données nationale afin de garantir une exploitation fiable des informations et une meilleure détection des dysfonctionnements.
Conecrnant le secteur agricole, la feuille de route pour l'année 2026, met l’accent sur l’augmentation des rendements par hectare, érigée en priorité stratégique. Le Chef de l’État a appelé à la mobilisation de tous les moyens pour renforcer la production céréalière, en s’appuyant sur des méthodes scientifiques, l’expertise agronomique et l’adaptation aux spécificités régionales. Cette orientation vise à réduire les importations sans provoquer de pénurie, tout en enco