Ligue 1 Mobilis : La LFP se félicite du bon climat du championnat

La décision de la commission de discipline de la Ligue nationale de football de programmer MCA-USMA, CRB-USMA et JSK-JSS à huis clos continue de faire réagir. Beaucoup dénoncent un recours excessif à cette sanction.

Pourtant, les chiffres racontent une autre réalité. Depuis le début de la manche retour, le huis clos n’a été prononcé que trois fois. Un chiffre assumé par le président de la LFP, Mohamed Amine Mesloug, qui avait insisté en février dernier, lors de la réunion statutaire du bureau fédéral de la FAF, sur le fait que cette mesure reste exceptionnelle. Sur le terrain, la situation est plutôt stable. À la 21e journée de Ligue 1 Mobilis, la majorité des matchs se sont déroulés dans de bonnes conditions. Sur les rencontres de la phase retour déjà jouées, une large partie n’a connu aucun incident majeur, et seulement deux ont été disputées sans public, rappelait le président de la LFP. Cela marque une nette amélioration par rapport à la saison dernière où les débordements étaient plus fréquents. À l’époque, la FAF avait même dû interdire les déplacements de supporters pour calmer la situation. Aujourd’hui, les incidents existent toujours, mais restent limités à quelques jets de projectiles ou fumigènes, sans gravité dans la plupart des cas. Rien de comparable avec les tensions observées auparavant. Dans ce contexte, les huis clos décidés récemment ne sont pas une surprise. Ils font suite à des infractions répétées et s’inscrivent dans l’application stricte du règlement. Le derby MCA-USMA, très attendu, en fait inévitablement les frais, mais la sanction était prévisible. Jeter l'anathème sur la LFP est facile. Mais un simple épluchage des décisions de la Ligue nous apprend le progrès réalisé cette saison en matière d'organisation et de sécurité dans les stades. Pour y parvenir, des instructions fermes ont été données aux commissaires aux matchs de limiter les accès aux mains courantes et aux zones techniques aux ayants droit. Reste quelques écarts résiduels à combattre. Ce n'est sans doute pas d'un claquement de doigts qu'on en finira. D'ici là, le huis clos est une solution au problème et non l'inverse.

A. A. A.

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