L'Euro-Med Human Rights Monitor a alerté avant-hier sur la poursuite d'un véritable « génocide éducatif » dans la bande de Ghaza, où l'occupation sioniste impose des politiques délibérées pour priver la population de tout accès au savoir, a rapporté hier l’APS.
Depuis 28 mois, plus de « 780.000 élèves et étudiants » sont privés d'un enseignement régulier, une interruption systématique qui s'étend désormais sur trois années scolaires consécutives marquées par un bilan catastrophique dans le secteur. En effet, l'observatoire a documenté la mort en martyr de 18.911 élèves et de 1.362 étudiants universitaires, ainsi que la perte de 794 enseignants et 246 universitaires et chercheurs. Les infrastructures ne sont pas épargnées, avec 668 bâtiments scolaires ciblés par des bombardements et la destruction totale de 63 établissements universitaires, compromettant durablement les chances de toute une génération de s'intégrer au marché du travail ou de poursuivre des études supérieures. Cette offensive contre la connaissance s'inscrit dans une agression globale dont le bilan total établi avant-hier par des sources médicales palestiniennes, s'élevait à 72.120 martyrs et 171.802 blessés depuis le 7 octobre 2023. Malgré un accord de cessez-le-feu théorique, l'UNRWA confirme que la situation sécuritaire reste « instable » en raison des violations constantes de l'occupant et des restrictions strictes sur l'entrée de l'aide humanitaire. Parallèlement, ONU Femmes souligne que l'épreuve vécue par les femmes et les filles à Ghaza constitue l'une des « tragédies humanitaires les plus meurtrières au monde », où la survie est devenue un combat quotidien face à une « culture croissante de l'impunité ».
Synthèse Agences/R. I.