C’est à partir de demain que l’Association algérienne de l’industrie du gaz (AIG) tiendra son 8e Symposium au Centre des conventions Ahmed-Ben Ahmed, à Oran. L’évènement de deux jours sera consacré au «Gaz naturel et hydrogène : l’innovation pour une industrie durable et résiliente».
Six axes majeurs, explique l’AIG dans un communiqué, seront au centre des conférences et tables rondes. Il est question du «gaz naturel : acteur majeur de la sécurité énergétique et stabilité des approvisionnements gaziers mondiaux», «la transition énergétique, décarbonation du secteur gazier et captage et valorisation du CO2», «l’hydrogène : opportunités, défis et perspectives régionales», «les nouvelles technologies dans l’industrie du gaz et l’apport de la digitalisation et de l’IA», «le rôle de la maintenance dans l’optimisation énergétique et l’efficacité de la chaîne gazière», ainsi que «le développement du capital humain au cœur du progrès de l’industrie gazière».
Reconnue comme une énergie propre, et jouant un rôle important dans la transition et la sécurité énergétiques, le gaz naturel défraie la chronique énergétique notamment depuis le début de la guerre en Iran et au Moyen-Orient. L’Algérie, du haut de son statut de fournisseur fiable pour les pays européens en particulier, est fortement sollicitée pour approvisionner ces pays en quantités supplémentaires. Dans cette optique, le site Attaqa, spécialisé en énergie, évoque la possibilité d’augmenter les prix du gaz algérien de 15% à 20% sur toute quantité supplémentaire convenue, que ce soit par des pipelines ou par des cargaisons de gaz naturel liquéfié destinées aux marchés européens. L'Algérie profite de sa position en tant que principal fournisseur de gaz pour l'Europe, couvrant environ 30 % de la consommation italienne, ce qui lui confère un grand pouvoir de négociation alors que Rome cherche à compenser toute pénurie d'approvisionnement en provenance d'autres régions.
Par ailleurs, il convient de rappeler que la 7e édition du symposium de l’AIG a été marquée par la participation de plus de 700 participants, durant laquelle Sonatrach s’était montrée déterminée à développer son potentiel gazier et à mettre sur le marché plus de 100 milliards de mètres cubes par an durant les 5 prochaines années afin de placer des volumes supplémentaires sur les marchés nationaux et internationaux, en particulier européens. La sécurité énergétique est un enjeu majeur autant pour l’Algérien que pour le monde. D’où cette détermination de garantir un approvisionnement sûr, fiable, stable et durable.
Sonatrach s’était également engagé dans un programme de préservation de l’environnement avec, notamment, la réduction du «torchage» du gaz (pour atteindre zéro en 2030) et la réduction des émissions de méthane. Notons que l’AIG est un espace de rencontre des professionnels opérant dans l’industrie du gaz qui leur permet l’échange d’idées et de visions et l’apport de solutions dans l’industrie énergétique. Elle a été fondée par Sonatrach et Sonelgaz et agréée le 13 juin 1993. L’AIG est membre statuaire de l’Union Internationale du Gaz (UIG) et siège au sein de son comité exécutif. L’AIG se fixe pour objectifs d’être un espace de réflexion et de convergence des compétences au service de l’industrie du gaz en Algérie, en plus de participer aux travaux et manifestations de l’Union internationale du gaz (UIG) et dans les espaces internationaux spécialisés.
F. I.