Le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations a annoncé l’ouverture officielle de la plate-forme numérique dédiée au dépôt des programmes prévisionnels d’importation (PPI) de marchandises destinées à la revente en l’état (activité n°4).
Dans un communiqué, le département de Rezig précise que cette plate-forme est accessible depuis, hier, et restera ouverte jusqu’au 30 avril prochain. Une échéance importante pour les opérateurs économiques concernés, appelés à mieux anticiper et structurer leurs activités dans un cadre désormais digitalisé. À travers cette initiative, les autorités entendent simplifier les procédures administratives, améliorer la transparence et renforcer le suivi des opérations d’importation.
Les services du ministère invitent ainsi l’ensemble des opérateurs activant dans ce segment à s’inscrire sur la plate-forme et à y soumettre leurs programmes prévisionnels, conformément aux règles en vigueur. Cette démarche s’inscrit dans une vision économique plus large, où la régulation des importations va de pair avec une stratégie efficiente de promotion des exportations. En effet, les pouvoirs publics entendent faire de l’exportation un levier central de croissance. L’objectif est, en premier lieu, de réduire la dépendance de l’économie nationale, en favorisant l’émergence de filières exportatrices diversifiées, notamment dans l’industrie, l’agroalimentaire et les services. Il s’agit également d’accroître les recettes en devises, de consolider la balance commerciale et de renforcer la résilience de l’économie nationale face aux fluctuations des marchés internationaux.
Dans cette optique, les autorités misent sur la compétitivité du produit algérien, en encourageant les entreprises à répondre aux standards internationaux et à conquérir de nouvelles parts de marché. Vu sous cet angle, l’Afrique apparaît comme un espace stratégique prioritaire. Les exportations hors hydrocarbures y sont appelées à jouer un rôle moteur, en s’appuyant sur des infrastructures structurantes et une meilleure intégration régionale. C’est dans ce contexte que le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations a récemment présidé une réunion technique de coordination consacrée à la valorisation de la route transsaharienne.
Considérée comme un axe stratégique majeur, cette infrastructure est appelée à devenir un véritable corridor économique reliant l’Algérie à plusieurs pays africains, dont le Niger. Les discussions ont mis en avant son rôle clé dans le renforcement des échanges commerciaux intra-africains et dans la promotion des exportations nationales. Kamel Rezig a insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les différents secteurs afin de réunir les conditions optimales le long de cet axe.
R. B.