En hommage à la mémoire de l’ancien président Liamine Zeroual et dans le cadre du deuil national, la programmation culturelle à Alger connaît quelques ajustements. Parmi les événements concernés, la Semaine du cinéma de la femme, organisée par le Centre algérien de la cinématographie, a été reportée. Initialement prévue le lundi 30 mars, cette manifestation se déroulera désormais à partir de mardi 7 avril, permettant ainsi de respecter la période de recueillement nationale. Les organisateurs ont tenu à remercier le public pour sa compréhension et sa coopération face à ces circonstances exceptionnelles. Les Journées du cinéma de la femme représentent bien plus qu’un simple festival : elles sont un espace dédié à la célébration de la créativité féminine dans le 7ème art et à la valorisation de la contribution des femmes au cinéma algérien. Cette édition est spécialement consacrée à la mémoire de la défunte Biyouna, icône culturelle et figure emblématique de la scène artistique algérienne, dont le parcours inspire de nombreuses générations. En lui rendant hommage, le festival souhaite aussi mettre en lumière les multiples facettes de l’engagement artistique féminin, que ce soit devant ou derrière la caméra. Pendant trois jours, la Cinémathèque d’Alger proposera une programmation riche et variée, mêlant projections de films de fiction et documentaires, qui abordent des thématiques universelles, mais également des histoires profondément ancrées dans la société algérienne. Les spectateurs pourront découvrir des œuvres explorant des sujets tels que l’émancipation, la famille, la mémoire et la place de la femme dans la société contemporaine. Le festival prévoit également des rencontres avec des réalisatrices, scénaristes et productrices, offrant aux participants la possibilité d’échanger directement avec celles qui façonnent le cinéma d’aujourd’hui. Des débats seront organisés pour réfléchir à la représentation de la femme au cinéma, aux stéréotypes à déconstruire et aux nouvelles perspectives qu’elles peuvent apporter au 7ème art. Parallèlement, des ateliers de formation et de perfectionnement sont prévus pour les jeunes talents féminins, qu’il s’agisse d’initiation à la réalisation, d’écriture de scénarios, de direction artistique ou de techniques de production. Ces ateliers visent à accompagner les nouvelles générations dans leur parcours, leur fournir des outils concrets pour concrétiser leurs projets et les encourager à s’affirmer dans un milieu qui reste parfois encore majoritairement masculin. L’événement se veut ainsi une plateforme d’émancipation, de créativité et de dialogue, où le partage d’expériences et la transmission du savoir sont au cœur de la démarche. Au-delà des projections et des ateliers, la Semaine du cinéma de la femme se veut un véritable tremplin pour les carrières émergentes et un lieu de rencontre entre professionnels, étudiants, passionnés et grand public. Elle reflète la volonté du cinéma algérien de s’ouvrir à de nouvelles voix, de promouvoir l’égalité des genres et d’encourager la diffusion d’œuvres originales qui interrogent la société et célèbrent la diversité culturelle.
M. K.