Bonne nouvelle pour les réalisateurs, scénaristes, producteurs, acteurs et tous les métiers du cinéma. Le soutien public pour le cinéma a enfin eu lieu et de manière officielle. Anciennement appelé (FDATIC) Fonds national pour le développement de l'art et de la technique et de l'industrie cinématographique, une nouvelle formule de cette structure augure des productions nationales totalement libres des contraintes et exigences des producteurs privés ou étrangers.
Concrétisant les déclarations de la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, faites depuis la ville de Constantine le 11 décembre courant, concernant l’achèvement des dispositions procédurales des textes réglementaires, les décrets exécutifs encadrant l’octroi du soutien public et la gestion du Fonds national pour le développement de l’industrie cinématographique et de ses techniques ont été officiellement publiés jeudi, dans le numéro 84 du Journal Officiel. Cette publication vient couronner un vaste chantier lancé dès le premier jour de l’entrée en fonction de la ministre au sein du gouvernement.
En moins de trois mois, elle s’est consacrée à lever les obstacles administratifs et à finaliser les textes d’application longtemps restés en préparation, affirmant ainsi que le travail de terrain et la rigueur dans l’exécution constituent la seule voie pour insuffler un véritable souffle au septième art en Algérie. Les textes publiés traduisent la vision du ministère visant à faire évoluer le cinéma vers une industrie structurée, à travers, d’abord l’activation des mécanismes de soutien : mise en place de dispositifs clairs pour soutenir la production, la coproduction et la post-production, avec un accompagnement spécifique des scénaristes. Il est aussi question de la modernisation de l’exploitation et de la distribution : introduction de textes soutenant l’équipement des salles de cinéma, avec les technologies numériques les plus récentes, ainsi que l’appui aux plateformes électroniques, en phase avec les mutations technologiques mondiales. Les textes publiés prévoient aussi une gouvernance et transparence, à travers l’installation d’une commission d’aide indépendante, composée d’experts et de personnalités de référence, œuvrant selon des critères objectifs conciliant valeur artistique et viabilité économique.
Un suivi rigoureux sera donc mis en place, à travers l’instauration de sanctions et de mesures juridiques garantissant que le soutien public soit accordé à ses véritables bénéficiaires, avec l’obligation d’un suivi technique et financier pour chaque projet. Cet acquis, réalisé dans un délai réduit, dote aujourd’hui la famille cinématographique d’un cadre juridique complet et clairement défini, mettant fin aux périodes d’incertitude et posant les bases d’un environnement créatif stimulant, fondé sur le droit, le professionnalisme et l’excellence artistique.
R. C.