C’est sur la terre féconde de Tiaret, berceau des maîtres plasticiens comme Abdelhak Chaouch et Ahmed Benalou, que va s’épanouir une nouvelle page de l’histoire artistique algérienne.
La cité des Rostémides, imprégnée de créativité, s’apprête à vibrer au rythme d’une célébration inédite de la jeunesse créative. Sous l’impulsion de la direction de la culture, l’association Rawafid El Ibdaa , et la Maison de la culture Ali Maâchi, inaugure sa première rencontre nationale sur le pinceau des jeunes créateurs du 7 au 11 février 2026. Placée sous le thème «L’art plastique : message esthétique et humanitaire», cette manifestation ambitieuse investit la Maison de la culture Ali Maâchi face à un grand engouement des artistes et passionnés des arts plastiques. Loin d’être un simple colloque, l’événement se veut un laboratoire à ciel ouvert où la beauté dialogue avec l’engagement social, transformant chaque toile en manifeste universel.
Une dizaine de talents émergents, venus des quatre coins du pays, convergeront vers Tiaret pour brasser les couleurs et les idées. Ateliers pratiques, tables rondes et expositions collaboratives ponctuent ces cinq jours, offrant un cadre propice à l’expérimentation et à la transmission. Cette synergie inter-wilaya ne se contentera pas d’exposer des œuvres : elle tissera des liens durables entre les héritiers de Chaouch et les avant-gardes de demain, tout en interrogeant la puissance sociétale du geste artistique.
Dans l’ombre de cet événement fondateur, les plasticiens locaux guettent un autre avènement : l’ouverture tant attendue de l’annexe des Beaux-Arts. Ce double élan entre effervescence éphémère et structuration pérenne dessine les contours d’un nouvel âge d’or pour Tiaret. La ville, déjà auréolée de ses gloires passées, s’affirme ainsi comme un foyer incontournable où la tradition et l’innovation s’enlacent sur la toile du futur.
S. M. N.