La douzième édition du festival culturel national de la poésie melhoun Sidi-Lakhdar-Benkhlouf a commencé hier à Mostaganem, au théâtre régional Djilali-Ben-Abdelhalim.
L'événement auquel prennent part plusieurs poètes et acteurs culturels venus de 14 wilayas du pays, en présence de plusieurs cadres du secteur de la culture, se poursuit jusqu’au 21 du mois en cours. Cette nouvelle édition, placée sous le thème «Sidi Lakhdar Benkhlouf, le patrimoine culturel et social», a pour objectif de mettre en valeur le patrimoine culturel et social, à travers un regard porté sur la dimension spirituelle, culturelle et sociale liée à l’héritage du poète Sidi Lakhdar Benkhlouf, ainsi qu’aux us et coutumes enracinés dans la région de Sidi Lakhdar et plus largement dans la wilaya de Mostaganem.
Selon Mohamed Merouani, commissaire du festival, les organisateurs ont souhaité, à travers cette 12e édition, accorder une attention particulière à ces dimensions souvent indissociables de la poésie melhoun. Il explique que «le choix s’est porté sur la valorisation du patrimoine immatériel, en mettant en lumière les pratiques sociales et culturelles qui continuent de structurer la vie locale». À cet égard, le mausolée de Sidi Lakhdar Benkhlouf constitue un espace révélateur de cette dynamique. Mohamed Merouani souligne que «la visite de ce lieu permet d’observer diverses activités de proximité, notamment des pratiques commerciales exercées selon des modes de travail liés à une continuité historique, témoignant d’un ancrage profond dans le passé».
Le commissaire du festival met également en avant l’existence de rituels sociaux spécifiques, perpétués par les populations locales, et reposant sur des valeurs telles que la générosité, l’hospitalité et la culture du «jah», éléments constitutifs d’un patrimoine social vivant. Autant de pratiques que les organisateurs ont souhaité valoriser dans le cadre de cette édition. «Sidi Lakhdar Benkhlouf est un poète et un résistant, étroitement lié également à la tradition équestre, ainsi qu’à de nombreuses coutumes, traditions, au patrimoine oral et au patrimoine matériel présents dans la wilaya de Mostaganem.
Cela nous amène, même dans l’organisation et le déroulement de l’ouverture, à nous inspirer constamment de ces dimensions historiques, nationales, culturelles et religieuses de sa personnalité», souligne Mohamed Merouani.
Y. H.