Semaine nationale du rein : l’Algérie face au défi de la greffe rénale

À l'occasion de la semaine nationale du Rein, le service de néphrologie du CHU ‘‘Issad Hassani’’ de Beni Messous (Alger), a co-organisé, hier, en coordination avec l'Agence nationale des greffes, la 7e journée thématique dédiée aux défis majeurs liés à la transplantation rénale en Algérie, placé sur le thème "la transplantation rénale ; États des lieux et défis". Le chef de service de néphrologie du même hôpital a révélé à cette occasion que plus de 27.000 patients, actuellement sous dialyse, sont traités dans le centre tandis qu'environ 1.200 patients sont pris en charge chaque année et traités par dialyse péritonéale. ‘‘Nous enregistrons plus de 1.500 patients qui survivent après une transplantation rénale’’, a confié encore le Pr Messaoud Saïdani qui indique que la transplantation reste insuffisante en raison d'un manque criant de donneurs. Considérée comme le traitement optimal contre l'insuffisance rénale terminale, la greffe peine à se développer en Algérie en raison, d'une culture du don d'organes encore trop timide, outre le manque de médiatisation. "Si l'on fait des examens comme les analyses et l’échographie à 100 personnes, on peut découvrir que jusqu'à 10% d'entre elles vivent avec un seul rein sans même le savoir. Cela prouve que l'on peut vivre tout à fait normalement et sans aucun danger avec un seul rein", a-t-il précisé. Le médecin a rappelé que l'insuffisance rénale continue de progresser d'une année à l’autre à cause des maladies chroniques, à l'image du diabète, l'hypertension artérielle ou encore l'obésité qui est en forte augmentation. ‘‘C'est pourquoi, on insiste toujours l’hygiène de vie’’, a-t-il noté, appelant au passage les citoyens à intensifier l'activité physique afin de réduire les risques. Chez l'enfant, les causes sont différentes et proviennent généralement de malformations ou de problèmes au niveau des voies urinaires. ‘‘Nous alertons à chaque fois les parents sur certains signes qui doivent impérativement pousser à consulter un pédiatre, comme l'énurésie, c'est-à-dire le fait de faire pipi au lit, qui persiste après l'âge de la scolarisation’’, a-t-il souligné. De son côté, le directeur de l'Agence nationale des greffes (ANG) a rappelé l'urgence d'une telle mobilisation. ‘‘Face au nombre croissant de patients souffrant d'insuffisance rénale terminale, la greffe s'impose non pas comme une option, mais comme le seul traitement optimal pour garantir une meilleure qualité de vie aux malades’’, a expliqué le Pr Ahmed Nakhla.

Z. G.

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