Séance plénière à l’Assemblée populaire nationale consacrée aux questions orales : Boughali salue une coopération institutionnelle «exemplaire»

Le siège de l’Assemblée Populaire Nationale (APN) a abrité, jeudi, une séance plénière consacrée aux questions orales, adressées à 8 membres du gouvernement. Les secteurs concernés sont l’Habitat, la Santé, l'Agriculture, le Travail et la Sécurité sociale, la Poste et les Télécommunications, l’Éducation nationale, l’Hydraulique et, enfin, les Travaux publics.

Mettant à profit cette opportunité, le président de l'Assemblée populaire nationale a d’emblée planté le décor en saluant la qualité de la coopération entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif. Premier point souligné la présence remarquée des membres du gouvernement venus répondre directement aux questions des députés. Pour Ibrahim Boughali, cette mobilisation, malgré «l’agenda gouvernemental chargé», n’est pas anodine. Elle constitue, «une preuve évidente du sérieux et de la volonté de consacrer une pratique parlementaire effective». Cette forte représentation exécutive est perçue comme un gage de la volonté de renforcer les mécanismes constitutionnels de contrôle et de dialogue entre les deux institutions.

Le président de l’APN a également étendu ses remerciements aux députés et aux chefs des groupes parlementaires, saluant leur «haut sens des responsabilités» et leur «coopération fructueuse» avec le bureau de l’Assemblée. Cette dynamique, a-t-il expliqué, a permis une gestion «rigoureuse et disciplinée» des travaux, en particulier concernant l’examen préalable des questions orales. Un travail de filtrage qui a conduit au retrait des questions devenues caduques et à la transformation de certaines en questions écrites.

Une mesure technique qui, in fine, vise un objectif politique clair, celui de parvenir à la fin de la mandature «sans questions en suspens», assurant ainsi la continuité et la clarté du travail législatif. L’harmonie institutionnelle réside, également dans l’initiative prise par l’autre chambre du Parlement. M. Boughali a chaleureusement remercié le Conseil de la nation et son président, Azouz Nasseri, pour avoir «cédé» sa propre séance de questions orales, initialement prévue le 22 janvier, au profit de l’APN. Ce geste, présenté comme une «position responsable», témoigne, aux yeux du président de l’APN, d’une «conscience institutionnelle élevée» et consacre concrètement le «principe de coopération et de complémentarité» entre les deux chambres, évitant tout chevauchement et optimisant le temps parlementaire.

T. K.

-------------------------------------------------------------------------

Habitat : Belaribi annonce des mesures pour le Sud

Le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, Mohamed Tarek Belaribi, a dressé un bilan détaillé et prospectif des priorités de son secteur. Cette intervention a mis en lumière une stratégie articulée autour de trois axes majeurs : le rééquilibrage territorial, l'accélération des réalisations et la modernisation numérique des services publics. Pour dynamiser le développement dans les régions du Sud et pallier la réticence de certaines entreprises à y investir, le ministre a annoncé la préparation imminente d'une nouvelle instruction ministérielle. Ce cadre vise à instaurer des incitations et des garanties renforcées pour les opérateurs économiques.

Par ailleurs, le futur complexe hospitalier de 500 lits à Tizi-Ouzou a été présenté comme un chantier d'une envergure inédite depuis l'Indépendance, son achèvement est fixé pour novembre 2026. Ce calendrier serré illustre la nouvelle cadence que le ministère souhaite impulser aux infrastructures structurantes, en particulier dans le domaine de la santé. Le dossier très attendu du logement, via le programme AADL 3, a également été au centre des explications. Face aux tentatives de déstabilisation observées sur les réseaux sociaux, M. Belaribi a apporté des garanties solides.

Le processus, intégralement numérisé, a permis d'éliminer les files d'attente physiques et d'offrir une expérience fluidifiée aux citoyens. Ainsi plus de 300.000 souscripteurs ont déjà réglé leur première tranche par voie électronique. Le ministre a réaffirmé l'engagement de l'État : «Tout citoyen éligible obtiendra son logement de manière automatique», assurant que chaque demande fait l'objet d'un suivi rigoureux. Par ailleurs, le secteur affiche une vitalité économique remarquable.

T. K.

-------------------------------------------------------------------------

Lutte contre le Cancer de la prostate et accès aux médicaments : Aït Messaoudène détaille les chantiers

Le ministre de la Santé, Mohamed Esseddik Aït Messaoudène, a détaillé deux chantiers majeurs de son département. Le renforcement de la lutte contre le cancer de la prostate via des technologies de pointe, et une réforme attendue pour dynamiser le réseau des pharmacies privées. Des annonces qui répondent à des enjeux cruciaux de santé publique. Face aux défis sanitaires, l’Algérie opte pour la modernisation technique et la réforme réglementaire.

C’est le double message porté par le ministre de la Santé. Au cœur des annonces, la lutte contre le cancer de la prostate se voit dotée d’une nouvelle stratégie. Le ministre a ainsi dévoilé un «programme national de prévention» articulé autour de deux axes, concernant, comme il le dira, «la création de nouveaux services spécialisés en chirurgie urologique et l’introduction de nouvelles techniques de dépistage». La concrétisation de cette modernisation est prévue avec l’acquisition de cinq robots chirurgicaux dans le cadre du Fonds d’allocation dédié à la lutte contre le cancer.

Leur répartition a été précisée, quatre équiperont les centres hospitalo-universitaires (CHU) d’Alger, Batna et Oran, ainsi que l’établissement hospitalier spécialisé de transplantation d’organes et de tissus (EHS TOT) de Blida. Le cinquième robot sera attribué au service de chirurgie générale du centre anticancéreux «Pierre et Marie Curie» (CPMC) à Alger.

T. K.

-------------------------------------------------------------------------

Généralisation des tablettes d’ici fin 2026 : une priorité dans l’éducation

tionale, Mohammed Seghir Sâadaoui, a annoncé une accélération majeure du programme de numérisation du secteur. En application des directives présidentielles, toutes les écoles primaires du pays devraient être équipées de tablettes électroniques avant la fin de l’année en cours, marquant un tournant dans la gestion pédagogique et logistique de l’enseignement en Algérie. Il a précisé que cette généralisation, portée par une volonté politique au plus haut niveau, s’inscrit dans le cadre des orientations du président Tebboune.

Pour soutenir cette ambition, une enveloppe financière conséquente a été allouée, confirmant la priorité accordée par l’État à la modernisation de l’école. L’objectif principal reste l’allègement du cartable scolaire, une préoccupation de santé publique récurrente. Les tablettes sont destinées aux élèves de troisième, quatrième et cinquième années du primaire et doivent remplacer intégralement les manuels scolaires papiers. Le ministre a toutefois tenu à préciser que ces outils ne serviront pas à d’autres activités pédagogiques, telles que la résolution d’exercices, afin de préserver un équilibre entre technologie et apprentissage fondamental. Le défi logistique est de taille. Actuellement, le taux de couverture des écoles primaires en tablettes ne dépasse pas 18%.

Pour atteindre l’objectif de généralisation d’ici fin 2026, plusieurs défis doivent être relevés, à savoir, notamment, la formation des enseignants, l’adaptation des infrastructures, la sécurisation des équipements, et la mise en place d’un système de maintenance pérenne. Au-delà de l’équipement, c’est tout l’écosystème éducatif qui se transforme. Le ministre a souligné l’intégration de l’ensemble des établissements dans un processus de numérisation globale.

T. K.

-------------------------------------------------------------------------

Fibre optique généralisée d’ici 2027 : l’Algérie prépare l’ère du très haut débit

Le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, a détaillé la stratégie nationale pour sécuriser et renforcer la connectivité du pays. Au programme, la multiplication des câbles sous-marins, l'augmentation drastique de la bande passante et le déploiement complet de la fibre optique d'ici 2027. Face à une demande en données qui explose, dopée par la généralisation des services numériques et l'arrivée imminente de la 5G, le secteur s'est fixé un cap clair : moderniser en profondeur l'ossature nationale des télécommunications.

«L'engagement du secteur est de renforcer la souveraineté numérique nationale par le développement de liaisons maritimes à haut débit, fiables et sécurisées», a déclaré le ministre, précisant que cette politique s'accompagne d'un «plan de supervision, de maintenance et de prévention afin de garantir la continuité du service». Aujourd'hui, le pays n'est pas isolé. L'Algérie est connectée au réseau mondial via quatre artères sous-marines principales –SEA-ME-WE 4, Medex, Orval (Oran-Valence) et Alval (Alger-Valence)– auxquelles s'ajoute le câble Alger-Palma. Mais cette connectivité est en cours de renforcement massif. M. Zerrouki a annoncé une augmentation spectaculaire de la capacité de bande passante internationale «passant de 1,5 térabit/seconde au début de l'année 2020 à plus de 10,2 térabits/seconde actuellement, soit près de sept fois plus en l'espace de cinq ans».

Les travaux d'extension du câble Medex doivent s'achever en juin prochain. Le projet phare Medusa, futur câble sous-marin, qui reliera plusieurs pays du pourtour méditerranéen, représente un investissement stratégique majeur. Le ministre a réaffirmé un engagement fort en déclarant que «le déploiement de la fibre optique sur l'ensemble du territoire national sera achevé au cours du deuxième trimestre de l'année 2027».

T. K.

Sur le même thème

Multimedia