Retour sur le Conseil des ministres – Projet d’amendement de la loi définissant les circonscriptions électorales : le Président ouvre la voie à la concertation

Lors de la réunion du Conseil des ministres, consacrée, notamment, à un projet de loi définissant les circonscriptions électorales et le nombre de sièges à pourvoir au Parlement, le chef de l’État a ordonné que ce projet soit soumis à une révision approfondie, en y associant pleinement les partis politiques.

Une telle démarche revêt un sens politique profond eu égard à son impact particulièrement louable tant en termes de raffermissement de la gouvernance qu’en matière de consolidation et de promotion de la pratique démocratique en Algérie. Il s’agit là en effet d’un tournant marquant l’évolution des méthodes d’élaboration des futures règles du jeu politique lesquelles s’élèvent du simple processus législatif classique à l’ouverture d’une phase de concertation sans précédent.

En atteste la décision la plus structurante de cette démarche et qui consiste en la création d’une commission de suivi et de révision de l’amendement dudit projet de loi, devant se réunir au siège de la Présidence de la République, afin de statuer définitivement sur le nombre de sièges à pourvoir lors des élections du Parlement. Une telle initiative inédite est à la fois éloquente et emblématique à plusieurs titres. Elle a d’abord pour conséquence directe ce fait de transformer un projet de loi technique en un véritable chantier de concertation nationale. Ensuite, cette approche délibérément inclusive, visant à écouter l’ensemble des acteurs et responsables des partis politique reflète cette réelle volonté des plus hautes autorités de l’Etat de les associer au processus de décision.

Ainsi, cette manière de faire vise à garantir que la future loi électorale sera le fruit d'un large consensus, renforçant ainsi sa légitimité et son ancrage démocratique. L'efficience de cette méthode, au-delà du simple geste politique, se mesure à l’aune du contexte plus large de moralisation de la vie publique, car elle permet de confronter la technique administrative à la réalité du terrain politique, rendant ainsi compte de diverses opinions et propositions. Une méthode qui contribue aussi, en outre, à enrichir le projet de loi, à garantir sa conformité avec les dispositions de la Constitution et son adéquation avec les exigences et nécessités du suffrage universel.

Ce texte, qui définira les futures règles du scrutin pour les prochaines élections législatives de 2026, est présenté comme le socle sur lequel reposera la représentativité populaire. Tel qu’instruite par le président de la République, l’élaboration de ce projet de loi démontre sa ferme volonté de perfectionner l'architecture électorale du pays, en veillant à ce que la répartition des sièges et la cartographie des circonscriptions reflètent au mieux la réalité démographique et les principes d’équité et de justice. Sur un autre chapitre, en invitant les partis à apporter leur contribution à la rédaction dudit projet de loi, le chef de l'État ne les consulte pas simplement, il les responsabilise et les réhabilite en tant qu'acteurs incontournables de la démocratie, leur offrant une véritable opportunité de se mettre au service du citoyen. Par ailleurs, cette méthode s'inscrit dans un effort plus vaste de consolidation de la démocratie constitutionnelle et de moralisation de l'acte électoral, thèmes centraux des formations récentes organisées par l'ANIE et le ministère de la Communication, démontrant une cohérence d'ensemble entre la pratique du pouvoir et les actions de formation des acteurs.

En faisant de ce projet un point d'orgue de la réunion du Conseil des ministres, le président a souligné son importance capitale. Il ne s'agit pas simplement d'une révision technique, mais d'un acte politique majeur qui balise la voie vers des élections transparentes et inclusives. En choisissant le dialogue et la concertation sur un sujet aussi sensible que le nombre de sièges au Parlement, le chef de l’Etat ancre cette réforme dans une logique de consensus national.

K. A.

----------------------------------------------------------------------------

Lutte contre la contrefaçon : l’état multiplie les laboratoires de contrôle

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a, lors de la réunion du Conseil des ministres qu’il a présidée dimanche dernier, instruit d’accroître le nombre des laboratoires de contrôle des produits importés dans l’ensemble des ports et aéroports."Le président de la République, après avoir écouté un exposé sur le Plan national d’adaptation aux changements climatiques, a instruit d’accroître le nombre des laboratoires de contrôle des produits importés dans l’ensemble des ports et aéroports, en coordination entre les ministères de l’Intérieur, du Commerce extérieur, de l’Environnement et des Transports", lit-on dans le communiqué du Conseil des ministres.

Le chef de l’Etat a tenu, par ailleurs, à souligner que la protection et la préservation de la santé du citoyen exigent une véritable action sur le terrain ainsi que la conjugaison des efforts des organismes officiels et bénévoles. L’instruction du Président Tebboune constitue un jalon supplémentaire à l’édifice de la lutte que livre notre pays contre la contrefaçon. En effet et prenant le taureau par les cornes, l’Algérie ne cesse de renforcer son dispositif national de lutte témoignant, ainsi, de l’engagement inébranlable dans la lutte contre ce fléau. Preuve en est et depuis la mise en place du système spécifique de saisie de ces produits en 2007, ce n’est pas moins de 15 millions d’articles soupçonnés de contrefaçon qui ont été confisqués en 18 ans. Dans ce même ordre d’idées, les services des douanes algériennes avaient saisi, au cours des neuf premiers mois de l’année 2025, 387.026 articles contrefaits.

Force est de constater que l'Algérie intensifie donc la protection de la propriété intellectuelle et collabore activement avec plusieurs partenaires étrangers, notamment afin de bloquer les produits contrefaits aux frontières. Les produits saisis étaient constituées principalement, selon le bureau de lutte contre la contrefaçon à la Direction générale des douanes, de logos, de dentifrices et de vêtements. Véritable sentinelle, les douaniers sont un maillon essentiel du dispositif de lutte contre ce danger et ce, en assurant un contrôle strict au niveau des points d’entrée et de sortie du territoire national par le biais d’un cadre juridique précis reposant sur des modalités d’intervention rigoureuses.

S. K.

----------------------------------------------------------------------------

Importation d’un million de moutons pour l’Aïd-El-Adha : des atouts pour le succès de l’opération

Le président de la République persiste et signe : lors de l’Aïd El-Adha, il y aura des moutons à des prix raisonnables. Il l’a réaffirmé lors du Conseil des ministres, en fixant même un prix plafond pour les moutons qui seront importés. Plus même : il a réuni les atouts du succès de l’opération. L’opération importation d’un million de moutons de l’an dernier, initiée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans la perspective de l’Aïd El-Adha, avait suscité un intérêt auprès de nombreux citoyens. Même si l’objectif chiffré n’a pu être atteint en raison de contraintes logistiques objectives, l’opération a été un succès populaire.

Le président de la République a décidé, en début d’année, de reconduire l’opération en bénéficiant d’un double avantage : les leçons tirées de la précédente opération et un laps de temps plus grand pour organiser la présente. Il faut dire, en effet, que l’expérience de 2025 a été très instructive en ayant permis d’identifier les points positifs ainsi que les manques à combler.

Ainsi, le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche possède désormais des données sur les besoins en matière de logistique tels que le nombre d’aires de confinement à aménager, la répartition quantitative des moutons sur les wilayas, les moyens de transport domestique à mobiliser, le personnel vétérinaire nécessaire pour les contrôles sanitaires ainsi que le timing adéquat pour les arrivées et les ventes des moutons importés. En annonçant cette opération le 7 janvier dernier, soit près de cinq mois avant la date présumée de l’Aïd El-Adha, le président de la République a offert un temps suffisant pour la préparation de l’importation en amont, notamment le lancement des avis d’appels d’offres pour la sélection des fournisseurs, le choix des navires bétaillers (navires spécialisés dans le transport de bétail) et la programmation de leurs arrivées dans les différents ports commerciaux retenus pour l’opération. Un facteur garantit déjà le succès de l’opération : le président de la République a décidé que le prix de vente du mouton importé, pour les citoyens, ne dépassera pas les 50.000 DA.

Au regard de la cherté de la viande ovine locale, c’est un prix très compétitif qui, de surcroît, vise un double objectif. En premier lieu, il permettra à un million de citoyens – et donc de familles – d’acheter un mouton et de satisfaire au rituel du sacrifice de l’Aïd El-Adha à un prix raisonnable. En second lieu, ce prix amènera logiquement les éleveurs locaux de moutons et les revendeurs à baisser leurs prix, suivant la loi de l’offre et de la demande, ce qui bénéficiera aux citoyens n’ayant pas pu acheter les moutons importés.

Par ailleurs, l’opération s’accompagne d’un défi majeur qui est de soustraire les moutons importés à la spéculation et à la contrebande. Un contrôle rigoureux du circuit du bétail importé est le seul moyen d’assurer que les moutons bénéficieront aux citoyens au prix fixé.

F. A.

Multimedia