Après les trois jours fériés de l’Aïd-El-Fitr, les travailleurs ont regagné, hier, leurs postes de travail et les commerçants rouvert leurs magasins. Quant aux élèves et aux étudiants, ils sont en vacances de printemps.
Cette reprise s’est faite dans la joie et dans la ferveur, notamment après la décision prise, il y a trois ans, par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, consistant à octroyer aux citoyens trois jours de repos chômés et payés à l’occasion de l’Aïd, au lieu de deux auparavant. «Honnêtement, j’ai énormément apprécié cette décision. C’est bien vu. Depuis qu’on bénéficie de trois jours de repos à l’occasion de l’Aïd, on respire mieux et on profite comme il se doit de cette fête religieuse ayant un charme spécial», a indique, Yazid, 52 ans. Cette nouvelle formule a permis à cet employé, qui travaille dans une société nationale économique, de bien ajuster son calendrier. «Le premier jour, je l’ai consacré à la sacralité de cet événement.
Le deuxième était uniquement destiné aux visites familiales et aux rencontres avec mes proches. Lors du troisième jour, je suis resté au calme chez moi, en profitant d’une journée de récupération, avant de reprendre le boulot de bonne humeur, hier», a-t-il confié, le visage rayonnant. Jihad est un cadre dans un établissement public. Originaire de Khenchela, il a avoué que sans ces trois jours fériés, il aurait préféré passer l’Aïd à Alger. «Jeudi soir, accompagné de ma petite famille, j’ai pris la route vers Khenchela. Ce qui m’a réellement encouragé à faire le trajet, ce sont les trois jours fériés accordés pour cette fête religieuse, ainsi que ma voiture qui a facilité le déplacement», a-t-il fait savoir, moral au top, après avoir rendu visite à sa famille. Rencontré près de la Place des Martyrs, le jeune homme affirme que chaque jour compte dans ce genre de situations. «Quand on est loin de la maison familiale, on doit tout calculer pour que tout se passe bien, surtout lorsqu’on est marié», a-t-il souligné. En sillonnant les ruelles d’Alger-Centre, on a constaté que le mouvement et l’ambiance y sont de retour.
Les magasins et les marchés ont retrouvé leurs clients. «Dieu merci, on a accompli le Ramadhan dans la sérénité. Cerise sur le gâteau, trois jours de l’Aïd qu’on a passés auprès des notres dans une ambiance conviviale et chaleureuse», a mentionné Ahmed, qui sirote un café bien dosé. Ce dernier a rouvert son magasin de vente de lunettes à Bab Azzoun, fermé depuis jeudi dernier. «Avec l’afflux des clients à la fin de Ramadhan, on a pu se reposer durant les trois jours de l’Aïd. Ce sont les acheteurs eux-mêmes, avec lesquels nous avons un engagement (des marchandises à remettre), qui nous ont demandé de tout reporter après la fête de la rupture. Franchement, cela nous a beaucoup arrangés dans la mesure où l’occasion s’est présentée de consacrer plus de temps à la famille et aux enfants», a-t-il expliqué.
Zouheyr Douakha