Dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique et de la préservation de la biodiversité, le ministère de l'Environnement et de la qualité de la vie, a organisé, hier à Alger, une rencontre nationale, placée sur le thème « Variétés végétales résistantes au changement climatique : le barrage vert comme modèle », en présence d'une importante délégation, à l'image de la représentante de l'ONU, représentant de l'OMS, ainsi que les professionnels et les experts du secteur.
S'exprimant à cette occasion, la ministre de l'Environnement et de la Qualité de la vie, a réaffirmé l'engagement de l'Algérie à poursuivre ses efforts pour lutter contre les effets du changement climatique par l'adoption d'approches modernes, notamment la régénération du couvert végétal avec des variétés résistantes aux conditions climatiques difficiles, rappelant que l'adaptation du couvert végétal n'est plus seulement une option technique, mais est devenue un impératif stratégique pour renforcer la capacité d'adaptation à l'accélération des changements environnementaux.
Cet événement marque une étape clé dans l'élaboration du Plan National d'Adaptation (PNA) et témoigne d'une collaboration étroite avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans cette optique, Mme Kaoutar Krikou a souligné l' importance du projet du Barrage Vert. La ministre a mis en avant les mécanismes et les moyens nécessaires pour renforcer le rôle du Barrage Vert en tant que modèle national d'adaptation environnementale, ainsi que sur la présentation des résultats de recherches et d'expériences scientifiques liées à la valorisation des variétés végétales résistantes à la sécheresse, avec la participation d'experts et de représentants de divers organismes, dont l'Organisation mondiale de la santé. M. Wahid Zendouch, chercheur à l'Institut national de recherche forestière, a révélé une étude visant à diversifier les plantes ciblées par le projet Barrage Vert et à améliorer les stratégies de reboisement, tandis que le directeur des études à l'Institut national d'études intégrées, Djamal Zelaki, a souligné l'importance de soumettre les variétés non locales à une expérimentation scientifique avant de les généraliser, afin de garantir la préservation des équilibres environnementaux. Dans ce sens, le représentant du Haut-Commissariat au développement des steppes, Lakhdar Brouri, a passé en revue l'expérience algérienne en matière de lutte contre la désertification au cours ces dernières décennies, notamment dans le domaine de la réhabilitation des écosystèmes.
De son côté, la coordinatrice résidente des Nations unies en Algérie, Natasha Van Rijn, a affirmé que le projet du Barrage Vert représente « un modèle remarquable » aux niveaux régional et international, saluant les efforts de l'Algérie dans ce domaine, considérant que ces initiatives améliorent la qualité de vie et favorisent le développement durable.
Pour sa part, le représentant de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a chaleureusement salué les initiatives de l'Algérie visant à transformer ses villes en espaces conviviaux et agréables.
Z. G.
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Plusieurs conventions signées
En marge de cette rencontre, un mémorandum de coopération a été signé entre plusieurs organismes nationaux, visant à renforcer la coordination scientifique et technique dans le domaine de la lutte contre la désertification et de la restauration des écosystèmes, par la mise en œuvre de programmes intégrés favorisant l'adaptation au changement climatique.
Z. G.