Plus de 300 exposants représentant 22 pays prennent part, depuis hier, au Palais des expositions de la Safex, au salon «Plast & Printpack Alger-2026», confirmant ainsi la dynamique soutenue des industries du plastique, de l’emballage, de l’impression et du recyclage en Algérie. Plusieurs nations se distinguent par une forte présence à travers des pavillons officiels, notamment l’Autriche, l’Allemagne, l’Italie et la Chine, et se retrouvent autour des dernières innovations et opportunités de partenariat.
Le recyclage s’impose, par ailleurs, comme l’un des axes majeurs de cette édition, avec la participation d’entreprises spécialisées dans les technologies de traitement et de valorisation des déchets plastiques. Dans les allées du salon, l’ambiance est à la fois studieuse et dynamique. Entre démonstrations de machines, échanges techniques et prises de contact, les professionnels cherchent avant tout à capter les nouvelles tendances d’un marché en pleine mutation, où la question du recyclage et de l’économie circulaire s’impose désormais comme centrale. «Le salon a beaucoup évolué avec le marché algérien», explique Paul März, directeur général de Fairtrade Messe, coorganisateur de l’événement. Présente en Algérie depuis 2000, la société a accompagné la montée en puissance du secteur, lançant Printpack en 2008 puis Plast en 2010. D’abord biennaux, ces salons sont devenus annuels pour suivre le rythme d’un marché en forte croissance.
Aujourd’hui, souligne-t-il, l’Algérie figure parmi les principaux marchés africains de la plasturgie, aux côtés de l’Égypte et de l’Afrique du Sud. «On voit de plus en plus d’entreprises locales se structurer, produire et même exporter», relève-t-il, insistant sur le rôle du salon comme plateforme de rencontres et de partenariats.
Plusieurs entreprises étrangères, venues initialement pour prospecter, ont d’ailleurs fini par s’implanter durablement en Algérie. Les participants proviennent d’un large éventail de pays, parmi lesquels l’Algérie, l’Arabie saoudite, la Belgique, la Chine, la Corée du Sud, l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Espagne, la France, l’Inde, l’Iran, l’Italie, le Liban, la Malaisie, Oman, les Pays-Bas, le Portugal, la Suisse, la Tunisie et la Turquie. Cette édition met particulièrement l’accent sur le recyclage. Des entreprises internationales spécialisées dans les technologies de traitement des déchets plastiques présentent leurs solutions, tandis que l’économie circulaire s’impose comme un axe stratégique pour l’industrie.
«Il faut concilier développement économique et protection de l’environnement», insiste Paul März, évoquant les efforts engagés pour améliorer la collecte et la valorisation des déchets. Même constat du côté de Sabine Gelann, directrice du salon international Drupa, référence mondiale dans l’imprimerie et l’emballage, qui signe son retour à Alger après des années d’absence. «C’est impressionnant de voir à quel point le salon s’est développé», confie-t-elle, saluant un événement désormais bien ancré dans le calendrier international. Pour elle, l’économie circulaire n’est plus une option mais une nécessité.
«C’est un sujet qui concerne aujourd’hui tous les acteurs, des exposants aux visiteurs», souligne-t-elle, estimant que le salon reflète pleinement cette évolution. Mme Gelann met également en avant le potentiel du marché algérien. Soutenu par les grandes références mondiales du secteur, notamment le salon Drupa, Plast & Printpack Alger-2026 confirme ainsi son rôle de catalyseur pour la modernisation industrielle, en favorisant les investissements, l’innovation et l’intégration progressive de l’économie circulaire dans les pratiques locales.
R. B.