Objet d’une attention particulière de la part des plus hautes autorités du pays, le président de la République en tête, l’immense chantier ferroviaire de la ligne minière, reliant, sur 422 km, Annaba à Bled El-Hadba (Tébessa), avance à un rythme acceptable, grâce à une mobilisation sans précédent des ressources humaines et matérielles, en vue de réceptionner le projet dans les délais impartis, soit avant la fin de cette année.
Les travaux comprennent, notamment les opérations de terrassement, le creusement et l'aménagement des tunnels, la réalisation des ouvrages d'art, ainsi que la pose de la voie ferrée sur les différents tronçons. Ce corridor stratégique connaît actuellement d’importants travaux de modernisation, de dédoublement et de rectification du tracé, visant à accroître sa vitesse d’exploitation et sa capacité de transport. «Le rythme de réalisation constaté sur le terrain reflète la dynamique continue, notamment à travers la poursuite des travaux en H24 sur plusieurs chantiers», a assuré, à ce propos, un communiqué du ministère des Travaux publics et des Infrastructures de base.
Le projet, qui traverse les territoires de 5 wilayas pour une population de plus d’un million d’habitants, focalise donc tous les regards, après l’entrée en exploitation, en février dernier, de la mine de fer de Gara Djebilet (Tindouf), et le lancement, un mois plus tard, des travaux d’exploitation et de valorisation de la mine de zinc et de plomb d’Oued Amizour (Béjaïa). Preuve de ce grand intérêt des pouvoirs publics, on compte, rien qu’en 2026, par dizaines les visites sur sites et les réunions de travail tenues par le premier responsable du secteur, Abdelkader Djellaoui, dont la dernière en date remonte à mardi. Mieux, le chef de l’État veille personnellement au suivi du projet.
Le Président Tebboune avait même chargé le Premier ministre de suivre l’état d’avancement des travaux, en février dernier, lors de son déplacement aux frontières algéro-tunisiennes, pour la commémoration du massacre de Sakiet Sidi Youssef. Sifi Ghrieb avait affirmé, à cette occasion, que le projet constitue un «levier économique et de développement» pour la région de l'Est, du fait qu’il contribuera à «améliorer» le transport inter-wilayas, à «faciliter» le transport des matières premières et des produits, outre le «soutien» des investissements locaux et le «renforcement» du développement économique et social. Il avait également fait part de son «engagement» à mettre en œuvre les instructions du président de la République pour achever le projet avant la fin de l'année.
Figurant parmi les projets structurants du pays, la ligne minière Annaba - Beld El-Hadba vise à renforcer et à développer les infrastructures de transport ferroviaire et à améliorer la desserte des zones minières dans l'Est du pays. Il est question également d'augmenter la capacité de charge et d'assurer un transport sûr et efficace aux voyageurs et aux marchandises. Au jour d’aujourd’hui, 175 km, reliant Bled El-Hadba (Tébessa) à Oued Kebrit (Souk Ahras), ont été achevés, tandis que 248 km sont en cours de travaux, dont plus de la moitié (127 km) devraient être livrés au cours de mois d’avril, ce qui permettra ainsi d’atteindre un peu plus de 300 km réalisés.
Le dernier tronçon, qui s’étend sur 121 km, reliant Bouchegouf, Souk Ahras et Dréa, sera achevé dans les délais impartis. Au total, le projet comprend 30 gares et haltes, 10 tunnels et 42 ponts, ce qui explique les difficultés rencontrées sur le terrain, liées notamment à la nature du sol.
S. A. M.