Le gouvernement examine la stratégie nationale du cinéma 2026-2030 : une feuille de route pour relancer le 7e art

Le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, a présidé, mercredi dernier, une réunion du Conseil interministériel, consacrée à l’examen de la stratégie nationale du cinéma 2026-2030.

Cette stratégie constitue un document de référence fondé sur les engagements du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et traduit concrètement ses orientations. Elle s’appuie également sur la vision intellectuelle et pratique exprimée par le chef de l’État, lors des assises nationales du cinéma, tenues les 19 et 20 janvier 2025, ainsi que sur les recommandations qui en ont découlé.

Cette stratégie repose sur une approche globale qui considère le cinéma comme un projet national, où se croisent les dimensions culturelle, économique, d’investissement, financière, communicationnelle et diplomatique. Elle vise à jeter les bases d’une industrie cinématographique moderne et compétitive, capable de répondre aux attentes du public algérien et de redynamiser la production nationale. Depuis son investiture en décembre 2019, le président de la République a manifesté un intérêt constant pour la relance du septième art, considéré à la fois comme un vecteur de rayonnement culturel, un instrument de transmission de la mémoire nationale et un secteur porteur pour l’économie créative. Dans cette perspective, plusieurs orientations majeures ont été mises en avant, afin de structurer et de moderniser l’industrie cinématographique.

L’accent a, notamment, été mis sur l’amélioration des infrastructures, la réhabilitation et la construction de salles de projection à travers le pays, ainsi que sur la création de conditions favorables à la production cinématographique et à l’émergence de jeunes talents. La fondation de l’Institut national supérieur du cinéma Mohamed-Lakhdar-Hamina à Koléa, l’institution du festival international du court-métrage de Timimoun en 2024 ou encore le projet de la cité cinématographique de Tinerkouk (Timimoun), visant à créer un pôle de production majeur dans le Sud algérien, à travers la restauration de l'ancien Bordj, transformant ce site de 5.500 m² en studios de tournage, pour dynamiser l'économie locale et le tourisme, figurent parmi les principaux engagements du Président. Cette dynamique s’accompagne également d’une attention particulière accordée à la formation et à l’accompagnement des cinéastes, ainsi qu’au développement de mécanismes de financement destinés à encourager la création et l’innovation dans le domaine du septième art.

Parallèlement, la préservation du patrimoine cinématographique national figure parmi les priorités, avec la restauration et la numérisation d’œuvres classiques, afin d’en assurer la sauvegarde et la transmission aux générations futures. Le chef de l’État a également souligné l’importance du cinéma comme outil d’éducation et de sensibilisation. Dans le même esprit, la promotion du cinéma algérien à l’échelle internationale et le soutien aux festivals et manifestations dédiés au septième art constituent un autre axe de cette politique culturelle, visant à renforcer la présence des œuvres nationales sur les scènes régionales et mondiales.

K. B.

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