Le ministère de la Santé a lancé, depuis d’hier, les activités de la Semaine nationale de la prévention 2026, sous le slogan «Protégeons notre santé en adoptant des modes de vie sains». Cette manifestation, qui a été lancée à partir de l’esplanade de Riadh El-Feth, à Alger, se poursuivra jusqu’au 4 avril prochain.
Elle s’inscrit dans le cadre de «l’ancrage de la culture de la prévention comme choix stratégique durable, à travers la réduction des facteurs de risque et la promotion de comportements sains auprès des différentes franges de la société», et vise à «intégrer les concepts de prévention dans les pratiques quotidiennes et dans les différentes politiques publiques».
Les objectifs escomptés de l’organisation de cette semaine consistent à «ancrer la culture de la prévention dans toutes les étapes de la vie et dans l’ensemble des milieux, à encourager l’adoption de modes de vies sains, à inciter les professionnels de la santé à renforcer, évaluer et suivre les programmes de prévention, en sus de sensibiliser les citoyens à l’importance de la prévention et de la lutte contre les facteurs de risque».
«La prévention est considérée comme la pierre angulaire de la stratégie nationale de protection de la santé», a déclaré, hier à Alger, Djamel Fourar, directeur général de la prévention et de la promotion de la santé au ministère de la Santé. La cérémonie de lancement officiel a été rehaussée par la présence des hauts cadres du ministère de la Santé, à l’instar du directeur général de la santé de la wilaya d’Alger, M. Lahlali Lahlali, des professeurs, des médecins généralistes et professionnels du secteur. Cet événement vise à réduire les facteurs de risque et à encourager une alimentation équilibrée, tout en intégrant la culture de prévention dans les habitudes quotidiennes. S’exprimant à cette occasion, Djamel Fourar a souligné l’importance de cette semaine nationale de prévention, qui repose sur plusieurs axes majeurs : il s’agit, en premier lieu, de la promotion e l’alimentation saine, et ce, en encourageant des habitudes nutritionnelles équilibrées pour réduire les risques de maladies ; en deuxième lieu, la lutte contre les addictions et le tabagisme, qui provoquent généralement des maladies dangereuses, tels que les cancers ; en troisième lieu, la prévention durable, par l’ancrage de la culture de la prévention comme stratégie à long terme dans la société. «L’objectif majeur de cet événement est d’augmenter le taux de conscience chez les citoyens, et ce, à travers la sensibilisation», a-t-il précisé. Il a, par ailleurs, rappelé que la prévention doit être intégrée dans tous les secteurs d’activité pour réduire les maladies et la mortalité.
De son côté, Walid Gheress, chef de service à la direction de la santé de la wilaya d’Alger, a souligné l’importance de cette initiative qui reflète l’ancrage de la stratégie nationale, axé sur la prévention. Dans ce sens, il a mis l’accent sur le fait que la santé publique ne se limite pas aux soins à l’hôpital, mais repose, avant tout, sur des comportements et un environnement sains. Gheress a fait savoir que l’adoption d’un mode de vie sain repose sur une alimentation équilibrée, réduisant sucre, sel et produits ultra-transformés, pour contrer l’obésité, insistant sur cette prévention, complétée par une activité physique active contre la sédentarité, pilier d’une bonne santé et de la prévention des maladies chroniques.
Dans cette optique, le chef de service du DSP a indiqué que la prévention médicale et le dépistage constituent deux piliers majeurs de la santé publique, mettant en avant la vaccination comme un geste barrière fondamental, englobant le calendrier pédiatrique et les campagnes ciblées. Par ailleurs, le suivi médical rigoureux de la grossesse est essentiel pour prévenir les complications chez la mère et le nouveau-né. Pour sa part, la Dre Mounia Zébiouche, chef de service au département du Centre antipoison (CAP), a mis en lumière le rôle crucial joué par la tutelle, qui veille toujours à la sensibilisation du grand nombre de citoyens sur les maladies dangereuses et rares, en s’appuyant sur la prévention qui constitue un segment important pour éviter toute maladie. Elle a noté, toutefois, une évolution positive, ces trois dernières années. Grâce à l’internet et aux réseaux sociaux, les Algériens développent une véritable «culture sanitaire». «Le réflexe de chercher les numéros d’urgence spécialisés progresse fortement, permettant une prise en charge plus rapide et souvent salvatrice», a-t-elle détaillé.
Elle a, par ailleurs, rappelé que la prévention ne s’arrête pas aux frontières d’une semaine thématique : le centre reste actif sur le front de l’information et de l’alerte, tout au long de l’année 24h/24, 7j/7. Mentionnant qu’au-delà de l’aide urgente (90 % des appels), le Centre antipoison (CAP) assure une mission essentielle de toxicovigilance, où il surveille et analyse les intoxications pour repérer de nouveaux risques (produits, comportements) et alerter les autorités, tels que les ministères de la Santé, du Commerce intérieur et de la Pêche.
Au final, Dr Zébiouche a relevé que le CAP œuvre, ainsi, en collaboration avec d’autres structures de vigilance sanitaire, pour assurer une meilleure sécurité des consommateurs.
Z. G.