Entrevue périodique avec les représentants de médias nationaux – L’État a réussi à protéger le pouvoir d’achat des citoyens : «L’inflation est passée de 11% à 1,8%»

«Le pouvoir d’achat des citoyens en ce qui concerne les produits de large consommation, notamment pour les matières essentielles d’utilité quotidienne et subventionnées par l’Etat, est assuré», a affirmé le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

«Les dispositions liées à la garantie du pouvoir d’achat des citoyens avancent comme il se doit», s’est félicité le chef de l’Etat, tout en rappelant les importantes mesures ayant favorisé cette situation. «Nous avons supprimé les impôts pour des millions d’employés, dont le salaire ne dépasse pas les 30.000 DA. En outre, les rémunérations ont été augmentées de près de 47%, soit presque la moitié. Tout cela a été accompli sans avoir provoqué d’inflation. La valeur du dinar a été également préservée», a-t-il mis en avant.

Dans le même sillage, le président de la République a aussi évoqué le rôle crucial des subventions de l’Etat concernant les matières essentielles, tels que le blé, les pâtes, l’eau, le gaz et l’électricité, dans la stabilisation de leur prix abordable. «Si l’Etat ne soutient pas certains produits de large consommation, leur prix va doubler. Vous n’avez qu’à voir leur prix au niveau des marchés mondiaux», a souligné Abdelmadjid Tebboune. Ce soutien a, selon lui, deux objectifs majeurs. Il est question, en premier lieu, de manifester haut et fort le caractère social de l’Etat algérien ; en second lieu, de mettre les citoyens dans des conditions de vie optimales, en les protégeant de la vie chère dans un contexte économique mondial instable.

Le président de la République a également mis l’accent sur les efforts déployés, depuis son accession au pouvoir, pour maîtriser l’impact de l’inflation. «A mon arrivée, l’inflation avoisinait les 11%. De nos jours, nous l’avons réduite à 1,8%. Comparativement à d’autres pays ayant le même niveau que l’Algérie, c’est un exploit eu égard surtout aux circonstances mondiales actuelles», a-t-il précisé. Insistant sur la préservation des acquis concrétisés dans ce sens, à l’instar de la gratuité de l’enseignement et de la santé, le chef de l’Etat a fait savoir que d’autres actions seront prochainement entreprises visant une véritable justice sociale. «Nous allons nous appuyer sur les avantages de la numérisation, à l’image des statistiques exactes sur, à titre d’exemple, le revenu et les charges de n’importe quel citoyen. Ces données n'étaient pas auparavant accessibles», a-t-il expliqué.

Le président a, à cet effet, mentionné que l’Etat cherche à donner plus d’efficacité à sa politique sociale. «Nous œuvrons à nous diriger, à la fin de l’année 2026 début 2027, vers l’orientation ciblée des produits subventionnés. Ces dernières doivent être destinées aux catégories sociales, qui en ont réellement besoin», a-t-il tranché, tout en appelant les citoyens à faire preuve de plus de responsabilité en adoptant les bonnes pratiques citoyennes, favorisant ainsi la réussite de ces efforts nationaux.

Z. D.

-------------------------------------------------

Un partenaire économique de poids

Le Président Tebboune a réaffirmé, lors de sa rencontre périodique avec les représentants des médias nationaux, que réaliser l'Algérie de nos rêves est à notre portée, pour peu que chacun apporte sa pierre à l'édifice. Eu égard à l'ampleur de son programme et son impact, le Président rappelle que l'objectif est d'abord de relever l'Algérie. La relance industrielle, le soutien aux start-up, tout en maintenant l'équité de développement et un fort caractère social de l'Etat, c'est ce qui constitue le cadre de référence des politiques de la gouvernance du Président Tebboune. C’est aussi l’une de ses promesses tenue.

Grâce au programme d’urgence de développement des zones d'ombre à travers tout le territoire national, beaucoup de projets sont sorties de terre. Dans les zones rurales les plus reculées, des villages jadis privés d’eau, d’électricité, de routes, d'école et de centres de soins, ont eu accès à ces services grâce à ce programme. En zones frontalières des projets de modernisation et de l’amélioration des conditions de vie des populations ont vu le jour. Les réformes qui portent sa signature concernent d'abord l'amélioration du climat des affaires et la promotion des investissements ainsi que le lancement des grands chantiers de nombreux projets structurants, dont le plus important vient d'être réceptionné, à savoir la mine de Gara Djebilet et le chemin de fer reliant Béchar à Tindouf et à la ligne ferroviaire ouest du pays.

Le lancement de cette ligne va désenclaver définitivement toute la région Sud-Ouest du pays en la connectant au reste du pays,facilitant ainsi l’acheminement et l’échange des biens et services.A cela s'ajoutent d'autres chantiers toujours en cours, comme la mine d'Oued Amizour et le projet d'extension du port minéralier d'Annaba, destiné à l'export du phosphate. Grâce à cette politique, le pays a connu la promotion des exportations hors hydrocarbures, ce qui a renforcé sa puissance économique et de se rapprocher de ses objectifs, en allégeant sa dépendance aux hydrocarbures. L'Etat a réalisé une prouesse spectaculaire en réalisant des projets sans s'endetter.

Cette stratégie a eu un coût élevé pour les finances du pays mais utilisée à bon escient et sans pertes financière ni économiques pour le pays. L'Algérie s'est hissée au troisième rang des plus grandes économies d'Afrique en 2025, selon les données du FMI, avec un PIB nominal dépassant les 260 milliards de dollars, portée par la hausse des revenus des hydrocarbures et une meilleure résilience économique et financière. Le leadership de l'Algérie a été salué par la Banque mondiale. Sur le plan international et régional, l'Algérie s’affirme comme un partenaire économique de poids.

F. B.

-------------------------------------------------

Libertés fondamentales : « La liberté d’expression n’est ni l’insulte ni la diffamation »

«La liberté d'expression est garantie par la Constitution, tandis que la liberté d'insulter et de diffamer est rejetée, l'Etat ne tolèrera aucun discours de division entre les membres du peuple algérien au nom de cette liberté. (…) Nos martyrs ont consenti aux sacrifices suprêmes pour cette unité. Comploter contre la stabilité de la nation ce n’est nullement de la liberté d’expression mais c’est de l’autodestruction».

C’est en ces termes que le président de la République a réaffirmé son attachement aux libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression et la liberté de la presse, tout en insistant sur la nécessité de les exercer dans le respect des lois de la République et des valeurs de la société. Pour Abdelmadjid Tebboune, certains sujets relèvent de choix souverains tranchés par la Constitution et par le peuple algérien, à l’instar de l’unité nationale, et ne peuvent être instrumentalisés ou remis en cause au nom de la liberté d’expression. Dans ce sillage, il a rappelé la différence essentielle entre liberté d’expression, manque de civisme et propos offensants, notant qu’il existe un immense fossé entre ces concepts.

S’adressant directement aux journalistes, a ce propos, il les a appelés à exercer leur métier avec «professionnalisme» et «responsabilité». «Celui qui détient un dossier contre un responsable peut le publier, à condition qu’il soit vérifié et confirmé. Il faut donc être prudents», a-t-il lancé tout en rappelant l’importance de l’investigation rigoureuse et du respect des règles de l’éthique et de la déontologie. Le chef de l’Etat s’est montré par ailleurs rassurant et affirme qu’il veillera personnellement à la protection de cette liberté fondamentale, expliquant une nouvelle fois qu’il ne saurait être question de tolérer les insultes, les injures ou les dérives qui portent atteinte aux personnes et aux institutions.

S. K.

-------------------------------------------------

Football : « Comme tous les Algériens, je suis chauvin de l’équipe nationale »

Être président de la République n’empêche pas les passions assumées, Abdelmadjid Tebboune ne s’en cache d’ailleurs pas. Lors de son entretien périodique avec la presse nationale, le chef de l’État a levé le voile, avec la sincérité qui caractérise ses prises de parole, sur son lien particulier avec l’équipe nationale de football, qu’il revendique sans détour. Interrogé sur la nature de cet attachement, le Président Tebboune a répondu avec sa spontanéité habituelle, livrant un témoignage sans appel. «Je suis démocrate… mais je suis chauvin jusqu’au bout lorsqu’il s’agit de l’équipe nationale», a-t-il déclaré, assumant pleinement cet amour inconditionnel pour les couleurs nationales.

Un chauvinisme qui résonne comme un écho fidèle au sentiment partagé par des millions d’Algériens, pour qui les Verts dépassent largement le cadre du sport. Le président de la République ira plus loin dans son témoignage en décrivant la difficulté de regarder un match de l'EN lorsque la passion est plus forte que tout le reste, «Il m’arrive de ne pas pouvoir regarder un match complet de l’équipe nationale à cause de l’émotion. J’éteins, je rallume. Je demande aux enfants le score…», a-t-il confié.

A. A. A.

 

Multimedia