Elimination de la vente anarchique dans les rues de la Basse Casbah : l’espace retrouve sa splendeur

Les tables, les comptoirs et les étalages anarchiques installés sur les trottoirs jouxtant la place des Martyrs (Alger), ainsi que ceux mis tout au long de la rue dite Zenqat El Arayesse et de Djamaa Lihoud (rue Ali Amar), ont été éliminés. Cette mesure a, a-t-on constaté de visu sur place, désengorgé toute la zone, permettant ainsi une circulation fluide aux citoyens et aux véhicules. C’est un nouveau visage qui a été donné à cet espace, auparavant occupé par les vendeurs de l’informel. Les surfaces des magasins ont retrouvé leur éclat, et apparaissent, à présent, plus grandes. Quant aux chaussées de ces rues, elles ont bénéficié de campagnes de nettoyage, ce qui les a rendues pratiques à la marche pour les citoyens, venus de toute part pour effectuer leur shopping. Les touristes étrangers, qui viennent nombreux de tous les pays du monde, photographient et contemplent avec un grand intérêt de façon très à l’aise les murs portant des signes et des graffitis, remontant à plusieurs années. Cette opération a en réalité réorganisé ces rues et a instauré un calme sur toute la région. Des automobilistes, des citoyens et des familles ont énormément apprécié cette action. «Je passe souvent par Zenqat El Arayesse pour livrer la marchandise à certains commerçants et lorsqu’il y avait des tables, arriver jusqu’aux magasins était un véritable cauchemar», raconte, Ali, 39 ans, grossiste en produits cosmétiques. Mais depuis que les tables ont été éliminées, le travail se fait rapidement. «Trouver une place de stationnement aux alentours de la place des Martyrs était autrefois quasiment une démarche impensable», mentionne, une maman. Cette dernière affirme qu’elle a été surprise par la disponibilité de plusieurs places de stationnement. «En présence de la sécurité, c’était gratuit en plus», s’est-elle félicitée. Par ailleurs, ce genre d’opérations amène souvent les gens à se questionner sur le sort de ces commerçants informels. La réponse a été déjà fournie avec la réouverture du marché Bouzrina. Celui-ci, qui se trouve dans un endroit très fréquenté par les citoyens des quartiers limitrophes (Casbah, Soustara…), comprend plusieurs espaces commerciaux. Ils sont, à cet effet, capables de canaliser une bonne partie du mouvement commercial de cette zone. Une fois installés à l’intérieur, certains vendeurs de fruits et légumes, ainsi que d’autres de robes et de vêtements ont déjà exposé leurs divers articles. Face à l’engouement des citoyens qui ne cessent pas d’affluer sur le marché en vue de découvrir sa nouvelle structuration, les commerçants optimisent davantage leurs offres. « Je dispose d’un petit espace et je l’approvisionne au fur et à mesure. Être sous le toit d’un marché est déjà un signe de stabilité et de sécurité», souffle Mourad, vendeur de pyjamas pour femmes.

Z. D.

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