Clôture du 8e Symposium de l’Association algérienne de l’industrie gazière : des recommandations stratégiques adoptées

Hydrogène, capital humain, innovation et développement des ressources ont constitué les principaux axes autour desquels se sont cristallisées les recommandations ayant sanctionné les travaux du huitième symposium de l’Association algérienne de l’industrie gazière (AIG), clôturé, hier en fin d’après-midi, au Centre des conventions Mohamed-Ben Ahmed d’Oran.

À travers ces orientations, les participants ont esquissé les contours d’une industrie appelée à concilier performance, souveraineté et transition énergétique. Parmi les axes majeurs, le développement de l’hydrogène s’impose comme une orientation stratégique. Les échanges ont mis en évidence la nécessité d’inscrire les initiatives nationales dans les dynamiques internationales, tout en tenant compte des cadres réglementaires en cours de structuration à l’échelle mondiale.

Les participants ont également souligné le potentiel dont dispose l’Algérie, notamment à travers ses ressources naturelles et les perspectives offertes par des solutions innovantes, telles que la réutilisation des eaux usées industrielles ou la valorisation des gaz torchés. Les questions liées au transport, au stockage, ainsi qu’à la rentabilité des projets ont, par ailleurs, été au cœur des débats, révélant les défis techniques et économiques à relever, pour assurer la compétitivité de cette filière émergente. Autre pilier des recommandations, le capital humain a été unanimement reconnu comme un levier déterminant du développement industriel.

Dans un contexte marqué par des mutations rapides du secteur énergétique, l’investissement dans la formation de haute technicité apparaît comme une priorité. Les travaux ont également mis en lumière le rôle central de la recherche et de l’innovation dans la consolidation de la souveraineté technologique. Une refonte des processus actuels a été préconisée afin de les rendre plus efficaces, en mobilisant l’ensemble des acteurs de l’écosystème. Dans ce sillage, la digitalisation s’affirme comme un levier incontournable.

L’intégration des technologies basées sur l’intelligence artificielle permet désormais une surveillance en temps réel des infrastructures, notamment les pipelines, avec une précision accrue dans la détection des anomalies. Elle ouvre également la voie à une maintenance prédictive, fondée sur l’analyse des données, contribuant ainsi à renforcer la sécurité, la performance opérationnelle et la maîtrise des risques. S’agissant du développement des ressources non conventionnelles, les recommandations ont insisté sur la nécessité de recourir à des technologies de fracturation à faible empreinte environnementale, notamment via des procédés alternatifs.

Les participants ont également appelé à capitaliser sur le cadre législatif existant, afin de garantir un transfert effectif de savoir-faire, tout en renforçant les partenariats avec les opérateurs internationaux. L’objectif est d’inscrire cette exploitation dans une approche équilibrée, combinant valorisation des ressources nationales et développement des énergies renouvelables, y compris l’hydrogène vert, afin de préserver les ressources et d’améliorer la compétitivité du secteur.

A. S.

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