Allocation chômage : l’ANEM examine 140 000 demandes

L'Agence nationale de l'emploi examine actuellement 140.000 demandes d'octroi de l'allocation chômage introduites via la plateforme numérique "Minha" et procède à la programmation des rendez-vous administratifs pour la vérification de l'éligibilité des postulants, révèle son directeur général.

"Les rendez-vous administratifs pour la validation de l'éligibilité des demandeurs sont en cours de programmation. Les concernés peuvent par conséquent suivre l'évolution de leurs dossiers via ce portail numérique qui offre également la possibilité de connaître les motifs de rejet ou de suspension du bénéfice de l'allocation, ce qui leur permet de se conformer aux procédures requises", explique, à cet effet, Abdelkader Djaber dans des déclarations rapportées par l’APS. La plate-forme en question donne la possibilité aussi de réduire les délais de traitement et de régularisation des dossiers temporairement suspendus. "Il est désormais possible de réactiver un dossier précédemment sous réserve une fois les démarches requises seront accomplies par le bénéficiaire, l'activation intervenant le jour même ou dans un délai de 3 à 4 jours maximum", assure le DG de l’ANEM, qui confie que plus de 1,4 million de demandes d'octroi de l'allocation chômage ont été réactivés, après leur suspension pour diverses raisons, et ce, depuis la mise en application du dispositif de l'allocation chômage, en mars 2022. Et d’ajouter : "L’agence avait reçu, durant la période susmentionnée, plus de 800.000 requêtes ou réclamations soumises par des bénéficiaires dont l'allocation a été suspendue, ajoutant que leurs préoccupations ont été prises en charge, conformément à ce que prévoit la loi". S’agissant de la perception indue de l'allocation chômage, il révèlera encore que l'ANEM a pu récupérer à l'amiable des allocations versées à environ 90.000 bénéficiaires et soulignera que les concernés procèdent à la régularisation de leur situation et au règlement de leurs dettes, selon des délais fixé convenus entre les deux parties. Concernant les mesures de vérification des données des bénéficiaires de l'allocation, le DG de l’agence affirme que l'opération se poursuit de manière automatique, sachant qu’elle recoupe ses informations avec plus de 600 bases de données aux niveaux central et local des différents secteurs avant de mettre en avant le rôle de l'ANEM dans l'accompagnement des demandeurs d'emploi pour renforcer leurs chances d'obtenir des postes d'emploi permanents, ajoutant que dans le cadre des forums ou techniques de recherche du travail, les concernés sont préparés pour l'entretien professionnel et à la rédaction d'un CV, afin d'optimiser leurs chances d'accès à l'emploi. "48.000 ateliers ont été organisés en 2025, avec la participation de pas moins de 35.000 demandeurs d'emploi, dont 85% sont bénéficiaires de l'allocation chômage", indique Djaber. Institué en mars 2022, sur instruction du président de la République, l’allocation chômage est une aide de l’Etat destinée aux primo-demandeurs d’emploi, âgés entre 19 et 40 ans, et se veut, comme l’avait souligné Abdelmadjid Tebboune, une protection sociale pour les demandeurs d'emploi et une caractéristique de la dimension sociale de l'Etat algérien. Au 31 octobre dernier, pas moins de 441.223 jeunes ont en bénéficié tandis que plus de 560.000 jeunes ont été recrutés dans des entreprises publiques et privées. De 13.000 DA, l’allocation est passée d’abord à 15.000 DA, moins d’une année après son institution, puis à 18.000 DA, en décembre 2025. Le chef de l’Etat avait enjoint entre temps de revoir la condition relative au renouvellement du dossier de l'allocation chômage tous les six mois alors que son versement a été fixé pour une durée minimale d'une année renouvelable. D’ailleurs, un décret exécutif a été promulgué et détaille toutes les modifications apportées. Parmi les conditions imposées au bénéficiaire, celui-ci ne doit, en aucun cas, refuser une offre d’emploi correspondant à ses qualifications. Il lui est tenu aussi d’effectuer activement une recherche d’une formation qualifiante ou diplômante et auquel cas, il continuera de percevoir cette précieuse aide cation durant toute la période de sa formation. Pour la couverture sociale, les bénéficiaires de ce dispositif ne seront pas privés des prestations en nature relatives à l’assurance maladie et la quote-part due au titre de la cotisation sociale prélevée sur l’allocation chômage des bénéficiaires, à la charge de l’Etat, est fixée à 7% du montant de l’allocation, soit 1.260 DA. Quant aux charges relatives à la couverture sociale en matière d’assurance maladie, elles sont également à la charge de l’Etat. Il est bon de rappeler à la fin que la loi de Finances 2026 a alloué un budget dépassant les 420 milliards de DA à l’allocation chômage qui profitera à plus de 2,3 millions de personnes.

SAM

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