À l’écoute du citoyen

Le président de la République est à l’écoute du citoyen. La récente prise en charge des doléances des transporteurs en constitue une illustration concrète.

Elle démontre que, dans un contexte socioprofessionnel sensible, la gestion de la tension est tout aussi déterminante que le contenu des revendications. Dialogue et médiation apparaissent ainsi comme des leviers essentiels pour préserver la stabilité sociale, renforcer la confiance dans les institutions et prévenir l’escalade des crises. La rencontre, organisée par le président du Conseil de la nation avec les représentants des syndicats du transport, suivie de la transmission rapide et détaillée de leur rapport au président de la République, s’inscrit pleinement dans cette logique. Elle démontre clairement que toutes les institutions de l’Etat, au plus haut de la pyramide, sont attentives aux pulsions de la société. En privilégiant la concertation, les pouvoirs publics affirment que toute revendication exprimée de manière responsable et institutionnelle mérite d’être examinée avec sérieux. La célérité avec laquelle les engagements ont été honorés, notamment la remise du rapport au chef de l’État, a renforcé la crédibilité de la démarche et permis de rétablir un climat de confiance, indispensable à la reprise normale des activités dans un secteur stratégique comme celui des transports. Il semble aujourd’hui clair que le projet du code de la route qui suit toujours son processus législatif, n’a pas dit son dernier mot. Ce projet, qui doit encore franchir une étape déterminante devant le Conseil de la nation, pourrait bien connaître des ajustements nécessaires. Et c’est justement le rôle que jouera le Conseil de la nation, étant un espace de régulation et de pondération au cœur de la vie publique. La médiation institutionnelle a également permis de neutraliser les tentatives de manipulation et les pressions extérieures visant à instrumentaliser des revendications légitimes. En faisant prévaloir l’intérêt supérieur de la nation, les représentants des transporteurs ont montré une conscience citoyenne exemplaire, rappelant que la défense des droits professionnels peut pleinement s’articuler avec le respect de la stabilité nationale. Au-delà de ce dossier, cette expérience constitue un précédent à méditer. Car il faut se rappeler, toujours, que l’Algérie doit préserver sa cohésion sociale et son unité afin de mettre en échec, les tentatives de ses ennemis qui guettent le moindre faux pas pour saper sa stabilité et semer la division au sein de la société. Cette vigilance, combinée à l’écoute et à la médiation, est la meilleure assurance pour protéger l’intérêt supérieur de la nation et renforcer la confiance entre les citoyens et leurs institutions.

H. Y.

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