On s’approche déjà de la moitié du mois béni. Les Algériens célèbrent la quinzième nuit du Ramadhan par la préparation de plats spéciaux, qui varient selon les régions du pays, et par des invitations familiales et autres.
Les préparatifs, à Alger, pour la célébrer ont, à cet effet, déjà commencé. Preuve en est, les nuits ramadhanesques sont de plus en plus festives, notamment après la prière des tarawih. Entre sorties familiales, retrouvailles, shopping..., les soirées deviennent davantage rythmées. Durant les premiers jours de Ramadhan, les magasins d’Alger-Centre n'ouvraient presque pas après la rupture du jeûne. Mais pendant ces trois derniers jours, de la rue Abdelkrim-El-Khettabi (Grande poste) à Didouche Mourad, les surfaces lumineuses ontb retrouvé de nouveau leur éclat. «J’ai décidé de reprendre mon activité commerciale après le Ftour, dès le dixième jour», a confié un vendeur de fruits secs et d’oléagineux, dont le magasin se situe près de Meissonnier.
Pour lui, les ventes baissent au début du mois béni, ainsi que l’affluence, en particulier après les achats effectués pour accueillir le mois du jeûne. «Avec les changements qu’impose le Ramadhan sur notre quotidien, les gens prennent du temps pour s’adapter. Généralement, ce n’est après 15 jours qu’on retrouve le rythme habituel», a-t-il expliqué. Le même constat est partagé par Karim, 50 ans, fonctionnaire. Celui-ci affirme qu’avec son travail, il ne peut pas se déplacer autant qu’il le voudrait durant les premiers jours de jeûne.
«Du début de Ramadhan, je ne suis pas sorti après le Ftour. Par contre, le week-end dernier, les circonstances étaient favorables pour une virée familiale à Alger-Centre », a-t-il dit. Lors de cette sortie, le quinquagénaire et sa femme ont acheté des vêtements pour leurs deux filles et quelques denrées nécessaires pour préparer le repas de la nuit de la mi-Ramadhan. «L'ham lahlou est notre plat préféré», a-t-il lancé avec sourire, portant des sachets dans les deux mains. L’heure indique 21h30. La prière des tarawih est terminée et les fidèles se dispersent dans toutes les ruelles. Rendez-vous est pris devant les divers magasins des vendeurs de thé.
Les petites boutiques ne contiennent pas la foule de clients, désirant avoir un gobelet chaud de cette boisson, préparé à la méthode saharienne. «Cela fait presque quatre jours que je viens avec mon ami à cette échoppe. On prend des thés et des cacahuètes, avant de prendre le plaisir de se balader un peu», a fait savoir Ahmed, 46 ans, tailleur. Autre catégorie qui anime aussi les soirées ramadhanesques : les accros de jeux de dominos et de cartes. Entre concentration et tension, on les retrouve à chaque coin de rue et aux esplanades bien éclairées, entourés de leurs petites tables. «Ah ça y est, le tournoi ramadhanesque de dominos a débuté. Chaque soirée, on se réunit pour jouer des parties. Honnêtement, cette rencontre ne se limite pas au jeu, mais elle est un moment convivial où l’on rit et où l’on s’amuse beaucoup», a mentionné l’universitaire Amine, bien assis sur sa chaise longue, au jardin jouxtant le centre commercial de la Grande poste.
Z. D.