Désigné dernièrement par le président de la République pour succéder à Madjid Amour, le nouveau médiateur de la République, Mohamed Hattab, annonce la couleur et souligne, dans une correspondance adressée aux délégués des wilayas, l’urgence de l’action à entreprendre solidairement et efficacement, le but étant de se conformer aux orientations du chef de l’État.
«Ensemble pour relever le défi» semble être l’idée principale de cette correspondance qui instruit les représentants locaux de l’institution à «s’investir davantage» et d’œuvrer dans le sens d’une «étroite collaboration» avec tout un environnement, pour «la prise en charge» des préoccupations du citoyen et participer à la valorisation d’une notion de service public. Une valorisation pour justement «consolider la confiance» et «poursuivre» cet élan d’équipement et de modernisation du pays. En clair, une détermination à afficher dans les actes d’un quotidien pour la matérialisation de cette Algérie nouvelle qui consacre une place de choix à l’amélioration des conditions de vie et de promotion sociale du citoyen. Tout en mesurant le poids de la responsabilité à assumer et la sensibilité d’une mission à assurer, avec fierté et dévouement, devoir et engagement, le médiateur de la République balise, en quelque sorte, la voie à ses représentants pour insister sur les notions de collaboration et de complémentarité avec les collectivités locales et les organismes publics devant désormais singulariser cette institution qui constitue un lien fort entre le citoyen et l’administration. Hattab n’a pas manqué, à ce titre, de relever le recours à des moyens «modernes» de traitement des doléances et des requêtes du citoyen, à même de «garantir une transparence, une efficacité et une rapidité dans l’exécution». Le suivi est également une priorité, a-t-il souligné, pour revenir à cette nécessité de donner toute la résonance à une notion de service public. Des traditions à enraciner dans la gestion de la chose publique.
Il est question, également, dans cette correspondance, de militer pour que la voix du citoyen «soit entendue» pour s’inscrire dans la vision du président de la République, qui a toujours mis cette préoccupation au «centre des priorités» de son action comme pour honorer ses engagements et être au même diapason d’une mutation nationale. Immanquablement, un nouveau souffle est donné par cette approche au caractère rationnel et en prise avec une réalité du terrain, pour réaliser une avancée démocratique et rapprocher davantage le citoyen de son administration.
En conclusion, Hattab rappelle autant d’exigences à observer, notamment être au service du pays, à l’écoute du citoyen et rendre l’établissement public à la hauteur des aspirations citoyennes. Une volonté est affichée, sans doute, pour accompagner cette dynamique nationale et impliquer le citoyen dans le défi de construction et de modernisation du pays.
Une Algérie puissante par la force de ses institutions et le respect des notions de l’État de droit et des droits de l’homme.
A. B.