Azouz Nasri à l’occasion du 50e anniversaire de la création de la RASD : «L’Algérie demeure aux côtés de la cause sahraouie»

Ph. : B.K
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L’Algérie réitère son soutien indéfectible à la cause sahraouie et assure, par la voix du président du Conseil de la nation, qu’elle demeurera aux côtés du peuple sahraoui, et qu’elle soutiendra ses choix et les décisions de son représentant, le Front Polisario.

«Notre solidarité restera, en tout cas, constante jusqu’à ce que les Sahraouis exercent leur droit à l’autodétermination et réalisent leur indépendance», rassure le président du Conseil de la nation, à l’occasion de la célébration du 50e anniversaire de la création de la République arabe sahraouie démocratique, dont les festivités se déroulent, depuis hier, aux camps de réfugiés de Tindouf. Dans une allocution prononcée en son nom par Fateh Boutbig, fraîchement désigné membre du Conseil de la nation, au titre du tiers présidentiel, M. Nasri affirme que cette commémoration constitue une occasion, pour réaffirmer cet engagement national, «exprimé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans toutes les tribunes internationales et régionales». Il ne manquera pas de relever, à cette occasion, les efforts de la diplomatie algérienne et rappellera sa contribution à l’adoption par l’AG des Nations unies d’une journée internationale contre le colonialisme et par l’Union africaine d’une proposition visant à instituer une journée africaine officielle en mémoire des martyrs du continent, partant du principe que les immenses sacrifices consentis par des millions d’Africains pour la liberté, la dignité et la justice «ne sauraient être oubliés ni réduits à des récits tronqués».

Le président du Conseil de la nation a tenu, par ailleurs, à réaffirmer la «fierté» du Parlement quant aux relations de coopération, de dialogue et de partenariat qu’il entretient avec le Conseil national sahraoui, ainsi qu’au niveau des échanges entre les deux institutions, dans le cadre de la diplomatie parlementaire. «Je salue leurs efforts communs pour défendre la cause sahraouie dans les fora parlementaires internationaux et coordonner leurs actions pour promouvoir les valeurs universelles, notamment le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et l’éradication du colonialisme, principe fondamental inscrit dans la Charte des Nations unies. À cet égard, je rappelle l’adoption par le parlement algérien de la loi criminalisant le colonialisme français en Algérie, considéré comme un crime d’État imprescriptible, appelant reconnaissance, en cohérence avec les principes de l’Algérie victorieuse, la préservation de la mémoire nationale et le devoir de fidélité aux sacrifices consentis», a-t-il rapporté, en présence, notamment, du président de la RASD, Brahim Ghali.

La criminalisation du colonialisme, poursuit Nasri, doit être élargie, pour constituer un cadre juridique international «global», «dissuasif» et «protecteur de la vérité et de la justice historiques, en Palestine comme au Sahara occidental», réitérant, à ce titre, l’appel du Président Tebboune à consacrer une approche juridique «claire» intégrant le colonialisme parmi les crimes internationaux «les plus graves». Le président de la chambre haute du Parlement estime que cet événement constitue une étape «historique honorable» pour les «véritables propriétaires» de cette terre et qu’il renouvelle la «détermination» du peuple sahraoui à poursuivre sa marche vers l’objectif suprême de son combat noble contre «l’arrogance coloniale», laquelle a été «clairement réfutée» par la Cour internationale de justice.

Cet anniversaire ravive, à ses yeux, la conviction de la victoire de la légitimité sur les «récits falsifiés» et de «l’inéluctable défaite» de l’occupation. Et de conclure : «L’édification institutionnelle de la République a structuré la lutte légitime du peuple sahraoui, consolidé son unité nationale et jeté les bases administratives du futur État indépendant.»

S. A. M.

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