Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a présidé, ce mercredi 8 avril 2026, une réunion du Gouvernement consacrée à l’examen de plusieurs points, notamment un projet de décret exécutif fixant les conditions et modalités d’incitation à la dénonciation des auteurs de crimes liés aux stupéfiants et aux substances psychotropes, les caractéristiques techniques des compléments alimentaires, l’enseignement coranique et sur le processus d’arrêt progressif des réseaux de télécommunications de deuxième et de troisième générations.
Pour ce qui est du «projet de décret exécutif fixant les conditions et modalités d’incitation à la dénonciation des auteurs de crimes liés aux stupéfiants et aux substances psychotropes et/ou à leur arrestation et/ou à la mise en échec de ces crimes», les services du Premier ministère ont mentionné, dans un communiqué, que le texte «s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre la drogue 2025-2029, adoptée lors du Conseil des ministres tenu le 20 avril 2025».
L’objectif principal de ce projet, ajoute-t-on encore, «consiste notamment à renforcer les mécanismes de dissuasion et de prévention contre la drogue, ainsi que la répression de sa consommation et de son trafic illicites, en associant les différentes composantes de la société dans une démarche globale, à travers l’octroi d’incitations financières et autres aux citoyens fournissant des informations conduisant à l’arrestation des auteurs de ces crimes».
Définir les caractéristiques techniques des compléments alimentaires
Par ailleurs, «dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire», le gouvernement a examiné un projet de décret exécutif «définissant les caractéristiques techniques des compléments alimentaires destinés à la consommation humaine et leur encadrement».
Un texte, élaboré sur la base des orientations du programme conjoint de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture et de l’Organisation mondiale de la santé, précise-t-on, qui «vise à combler le vide juridique en matière de sécurité et d’innocuité des compléments alimentaires, afin d’éviter les effets néfastes sur la santé des citoyens».
Le nouveau dispositif comprend «les spécifications techniques des compléments alimentaires destinés à la consommation humaine et fixe la liste des vitamines et des sels minéraux autorisés ainsi que leurs doses maximales».
Nécessité d’organiser et de réguler l’enseignement coranique
D’autre part, «le gouvernement a écouté une communication sur l’enseignement coranique, qui constitue dans notre pays un patrimoine civilisationnel ancestral ayant contribué à renforcer le référent religieux national à travers les générations», a ajouté le communiqué, soulignant que «les institutions religieuses et les structures d’enseignement coranique jouent un rôle central dans l’enseignement du Livre saint et de ses sciences».
«Le nombre d’inscrits à cet enseignement dépasse un million deux cent cinquante mille, encadrés par près de quarante mille formateurs», a indiqué la même source.
À cet effet, «compte tenu de l’expansion de cette activité, et afin d’accompagner la transformation numérique», il devient nécessaire de «l’organiser et de la réguler, notamment à travers l’instauration d’un cahier des charges et l’accompagnement des acteurs concernés, en vue de préserver le référent religieux national, de renforcer la cohésion sociale, de promouvoir les valeurs de modération et de juste milieu, et de rapprocher les jeunes générations de leur patrimoine algérien authentique».
Télécommunications : arrêt complet des réseaux de deuxième et de troisième générations à l’horizon 2029
En dernier lieu, le Gouvernement a entendu une communication sur «le processus d’arrêt progressif des réseaux de télécommunications de deuxième et de troisième générations en Algérie, ainsi que sur l’organisation et la sécurisation de l’approvisionnement du marché national en téléphones mobiles».
«Avec l’émergence et la généralisation des réseaux de quatrième et de cinquième générations sur le marché national, l’arrêt des technologies de deuxième et de troisième générations est devenu une nécessité justifiée par des raisons techniques et économiques», explique le communiqué, notant que «cela permettra notamment de libérer des ressources du spectre de fréquences et de développer les réseaux de quatrième et cinquième générations plus avancés, d’une part, et de réduire les coûts de maintenance des équipements et des infrastructures des réseaux 2G et 3G, d’autre part».
À cet effet, «un plan d’action a été proposé pour une mise en œuvre progressive de la transition vers les nouveaux réseaux et l’arrêt complet des réseaux de deuxième et de troisième générations à l’horizon 2029», a ajouté la même source.
Dans ce même contexte, «il devient nécessaire d’accompagner cette évolution technologique par une mise à jour du cadre réglementaire en vigueur, afin de garantir la disponibilité des téléphones mobiles, tout en faisant face aux risques liés à la cybercriminalité et au fonctionnement des réseaux nationaux de télécommunications filaires et sans fil», conclut le communiqué.