En vue des prochaines échéances législatives, prévues pour le 2 juillet prochain, le Conseil supérieur de la jeunesse passe à l'offensive et annonce le lancement officiel de la troisième édition de son initiative phare «Haya Chabab», visant à placer la force juvénile au cœur de l'échiquier politique national.
À travers un communiqué diffusé hier, le CSJ réaffirme son engagement indéfectible en faveur de la promotion de la participation politique des jeunes. Cette initiative n'est pas qu'un simple slogan, elle est considérée comme un levier stratégique, pour renforcer la présence de cette catégorie importante dans les différents processus démocratiques du pays. «Le déploiement de l'initiative "Haya Chabab" s'articule sur l'accompagnement du calendrier électoral de manière optimale, avec comme objectif central encourager massivement les jeunes à s'inscrire sur les listes électorales. Cette étape coïncide avec la période de la révision des listes, fixée du 12 au 26 avril par l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE).
Dans un second temps, l'initiative se concentrera sur la sensibilisation et la motivation des jeunes, pour une participation effective et consciente, lors du scrutin, tant au niveau du vote que de l'implication dans les débats publics», indique le communiqué. Dans ce contexte, le CSJ a dévoilé une feuille de route basée sur une «approche globale», privilégiant le contact direct. Loin des bureaux, l'action se déroulera sur le terrain, à travers des campagnes médiatiques intenses, pour toucher le plus grand nombre, notant que le lancement de cette troisième édition intervient dans un contexte de préparation pour les législatives du 2 juillet.
En ciblant directement la jeunesse, l'institution, que dirige Hidaoui, tente de briser l'apathie électorale et de transformer l'énergie citoyenne en une force de proposition concrète au sein des institutions législatives de demain. «Il s'agit de consolider la présence des jeunes dans les parcours démocratiques et de leur donner les outils, pour être les acteurs de leur propre avenir», affirme la même source. Les membres du Conseil s'impliquent personnellement dans des opérations de sensibilisation ciblées. Leur mission vise à expliquer que l'inscription sur les listes électorales n'est pas qu'une simple formalité administrative, mais constitue «une étape essentielle dans l'exercice du droit démocratique», l'objectif majeur étant d'ancrer une véritable culture de participation politique chez les jeunes Algériens, afin qu'ils deviennent les moteurs des rendez-vous électoraux de l'année 2026.
Pour le Conseil, le vote reflète la conscience du citoyen et constitue une opportunité unique de renforcer les passerelles de communication entre la nouvelle génération et les instances officielles du pays. Cette démarche s'inscrit dans une dynamique de coopération entre les différents acteurs nationaux.
Le CSJ a rappelé que la jeunesse est une force centrale, la considérant comme le moteur de la construction nationale et le défenseur des acquis du pays. Cette mobilisation est rendue possible, grâce à l'intérêt majeur accordé par les hautes autorités du pays, à leur tête le président de la République.
Le CSJ appelle, à la fin, l'ensemble des acteurs de la société civile et les mouvements de jeunesse, les invitant à s'impliquer massivement dans cette initiative, pour faire des prochaines échéances électorales, une étape charnière dans l'histoire démocratique de l'Algérie.
Z. G.